La raréfaction de la ressource en eau préoccupe l’industrie minière

Share page with AddThis « Mining Indaba », conférence mondiale dédiée au secteur minier, s’est tenue du 6 au 9 février au Cap, en Afrique du Sud. Au cœur des débats : les risques liés à la raréfaction de l’eau pour l’industrie minière.
Indaba

© Duclos / Photohèque Veolia



 

Lors d’une table ronde qui s’est tenue le 7 février*, les principaux acteurs mondiaux du secteur minier ont alerté sur les conséquences que pourraient générer, l’aggravation du  stress hydrique pour leur activité : une dépréciation des actifs, et par conséquent une perte de confiance des investisseurs. « Les investisseurs […] veulent savoir comment nous gérons l’eau, » explique Nick Holland, président-directeur général de la compagnie minière Gold Fields, selon l’agence Reuters.

Mark Cutifani, dirigeant d’Anglo American, autre poids lourd du secteur, témoigne des efforts entrepris par l’entreprise pour limiter la consommation d’eau, en recyclant aujourd’hui 65 % de l’eau nécessaire à l’extraction, et 95 % dans 10 ans. Mais il s’interroge : « les investisseurs peuvent percevoir un risque si l’eau vient à manquer. Que faisons-nous pour anticiper cela ? »
 
Autre exemple, Goldcorp a investi 60 millions de dollars US dans de nouvelles technologies pour réduire les quantités d’eau nécessaires au stockage des résidus miniers.
 
Les intervenants ont précisé que selon de nombreuses études scientifiques, des conflits  pourraient être liés à la question du partage de l’eau au sein des territoires où ils opèrent. Ils ont également souligné que le coût financier en matière de gestion des risques associée à l’eau représente désormais 10 % de leurs dépenses en capital.

__

* Mining Indaba Agenda, Feb. 7. « Deleveraging Investment Risk through Sustainable Practice; Water and Tailings »