New Orleans organizes its resilience and sets the example. / La Nouvelle-Orléans organise sa résilience et montre l’exemple.

Nouvelle-Orléans et résilience urbaine

Le lundi 29 août 2005, l’ouragan Katrina frappe le golfe du Mexique et la côte sud des États-Unis. Depuis, la « Big Easy » organise sa résilience et devient un modèle pour les métropoles du XXIe siècle.

Enjeu

Dans un contexte de catastrophes naturelles et de stress chronique, les villes paient un lourd tribut économique et social.

Objectif

Aider les villes à mieux résister aux défis sociaux et économiques.

La réponse Veolia

Partenariat avec l’initiative 100 Resilient Cities pour aider les villes comme la Nouvelle-Orléans à améliorer la capacité de résistance de leurs infrastructures.

29 août 2005, La Nouvelle-Orléans se retrouve au cœur des éléments en furie. De gigantesques vagues de plus de neuf mètres de hauteur submergent les canaux de drainage et les digues instables, inondant 80 % de la ville. Sous les yeux effarés du reste du monde, des milliers d’habitants se retrouvent sans eau, sans nourriture et sans abri. Les autorités sont dépassées par l’ampleur du phénomène. Plus de 1 800 personnes décèdent et plus d’un million d’habitants sont obligés de quitter la ville.

Katrina crée également le chaos dans les infrastructures vitales de la ville, interrompant brutalement tous les services de transport, de communication, de santé, d’énergie, d’eau et d’assainissement. Aujourd’hui encore, la ville continue à gérer les conséquences de la catastrophe – qui a engendré quelque 150 milliards de dollars de dommages –, ce qui fait de Katrina l’ouragan le plus cher de l’histoire des États-Unis.

Judith Rodin, présidente de la fondation Rockfeller

Judith Rodin, présidente de la fondation Rockfeller

Résilience urbaine

Le chaos provoqué par Katrina à La Nouvelle-Orléans a mis en lumière les principaux enjeux auxquels les villes sont confrontées. L’initiative 100 villes résilientes (100RC) de la Fondation Rockefeller en distingue deux catégories : d’un côté, le stress chronique qui affaiblit le tissu urbain : taux de chômage élevé, pénurie d’aliments et d’eau, violence ou encore transports publics inefficaces ; de l’autre, les événements soudains et imprévisibles comme les tremblements de terre, inondations, épidémies ou attaques terroristes.

C’est précisément pour aider les villes à mieux répondre à ces défis sociaux, économiques et matériels caractéristiques du XXIe siècle que l’initiative 100RC a été lancée en 2013 aux. En collaboration avec les secteurs privé et public, des universités, des ONG ainsi qu’un réseau mondial de villes (Chicago et Boston, Montréal, Paris, Londres, Singapour, Sydney, Kigali, Santiago, Deyang…), 100RC travaille à l’amélioration de la « résilience urbaine », c’est-à-dire la capacité des acteurs d’une ville à survivre, s’adapter et croître, quelles que soient les tensions chroniques et les crises aiguës qu’ils traversent.

Résistance des infrastructures

Veolia a intégré le réseau 100RC en 2014. En janvier 2016, le groupe a noué un partenariat avec l’assureur Swiss Re, sous l’égide de la Fondation Rockefeller, pour aider les villes à mieux comprendre les risques auxquels leurs ressources vitales sont et seront exposées en fonction de l’évolution du climat. Études à l’appui, les villes peuvent élaborer des plans de prévention contre les catastrophes et différents stress, renforcer la résistance de leurs infrastructures vitales et accélérer la reprise économique après un événement dramatique.
 

 

La Nouvelle-Orléans fait partie des villes qui expérimentent ce système de résilience des infrastructures. Elle s’est notamment dotée d’une feuille de route stratégique baptisée Resilient New Orleans. Dans ce cadre, Veolia et Swiss Re accompagnent la ville dans l’amélioration de la gestion de ses ressources critiques, notamment ses réseaux d’eau et d’assainissement, pour en faciliter la remise en état en cas de catastrophe.
 

Confiance de plus de vingt ans

Pour Veolia, cette initiative est le prolongement d’un partenariat de plus de vingt ans avec La Nouvelle-Orléans. Le groupe exploite en effet depuis 1992 deux usines de traitement des eaux usées pour le compte du S&WB (Sewerage&Water Board). Après le passage de Katrina, les équipes de Veolia ont accompli la prouesse, en travaillant jour et nuit, de rétablir le fonctionnement des installations de traitement des eaux usées dans le délai de 60 jours fixé par l’EPA (Environmental Protection Agency).

« Nous sommes ravis de poursuivre ce partenariat avec Veolia, qui a largement contribué à faire de nous un acteur environnemental incontournable pour les habitants de La Nouvelle-Orléans et à obtenir des résultats concrets pour le plus grand bénéfice de notre communauté » souligne Cedric S. Grant, directeur exécutif du S&WB.

Salué à de nombreuses reprises, le partenariat entre La Nouvelle-Orléans et Veolia a ainsi remporté en 2011 le « Prix des infrastructures » décerné par le Conseil national des partenariats public-privé, organisme indépendant et à but non lucratif, mettant à l’honneur son travail en faveur de la protection de la santé publique et de l’environnement.

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