Le cerveau serait « perméable » à la pollution

Share page with AddThis La pollution n’endommage pas seulement le cœur, les poumons et le système respiratoire ; elle pourrait également contribuer au développement de maladies neurodégénératives.

 

Cerveau
© Photothèque Veolia / Alexandre Dupeyron

Une étude de l’Université de Lancaster, publiée dans la revue américaine PNAS, révèle que des nanoparticules de magnétite – un oxyde de fer fortement aimanté présent dans l’atmosphère – ont été retrouvées dans l’encéphale de 37 personnes décédées de façon accidentelle, atteintes ou non de maladies neurodégénératives, résidant toutes dans des villes polluées (Mexico et Manchester).
 
Ces nanoparticules respirées par le nez parviendraient au centre du cerveau via le nerf olfactif. Elles seraient à l’origine d’oxydations associées au développement de maladies neurodégénératives.
 
Des experts extérieurs à l’étude estiment cependant qu’il est encore trop tôt pour établir un lien de cause à effet avec la maladie d’Alzheimer.