Le port d’Amsterdam passe à la transition énergétique

Share page with AddThis Le 4ème plus grand port d’Europe occidentale s’est fixé trois objectifs : la fin du transbordement du charbon d’ici à 2030, attirer les startups, sources d’emplois locaux et devenir une « batterie » de la ville en investissant dans les énergies propres.
Amsterdam
© Tony Dejak / AP / SIPA

Le 4ème plus grand port d’Europe occidentale — et le 2nd pour le charbon — vient de dévoiler son plan stratégique 2017-2021. Tout d’abord, il programme à l’horizon 2030 la fin du transbordement du charbon, dont les volumes ont chuté de 7,5 % en 2016 et devraient diminuer de 29 % dans les cinq ans. Les activités de stockage et de transbordement des autres combustibles fossiles (l’essence et le kérosène) se poursuivront au cours de la période de transition, en attendant une alternative crédible.
 
Autre objectif : attirer les startups et intensifier les échanges avec le tissu local  pour développer des activités nouvelles. Qu’il s’agisse de compagnies manufacturières — comme le constructeur de yachts haut de gamme Royal van Lent — ou d’acteurs des biotechs et de l’économie circulaire — telles Calcite Factory ou le projet Waste2Aromatics —, tous sont innovants par nature, et créent de la valeur et des emplois dans la région.
 
Enfin, le port ambitionne de devenir la « batterie » de la ville. Il produit en effet de la chaleur issue de l’incinération de ses déchets et il investit massivement dans la production et le stockage d’énergie renouvelable : le port est copropriétaire d’un parc éolien, et il abritera 100 000 mètres carrés de panneaux solaires d’ici à 2020. Tout cela conjugué à une croissance prometteuse de la production de biocarburants, le port d’Amsterdam est en train de devenir un puissant fournisseur régional d’énergie verte.