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11 june 2019

Biomimicry: taking inspiration from carnivorous plants for better waste sorting

Two research teams from the American universities of Harvard and the Massachusetts Institute of Technology (MIT) have developed a recycling robot inspired by nature. Its gripper acts like the Venus flytrap’s trapping mechanism, allowing it to pick up items 100 times its weight.

Dans le cadre de leur projet de recherche en biomimétisme, les équipes des deux universités planchent sur la séparation automatique des déchets. Elles ont récemment mis au point une pince articulée intelligente qui se comporte comme la dionée, plus connue sous le nom d’« attrape-mouche de Vénus ».

 

Comme la fameuse plante carnivore d’Amazonie, capable d’appréhender le poids des proies qu’elle s’apprête à attraper pour éviter de les serrer trop fort ou pas assez, le préhenseur peut saisir des objets très légers sans les casser, comme des très lourds (jusqu’à 100 fois son poids) sans trop forcer. 

 

Là où la plupart des mains robotisées seraient gênées, la pince va jusqu’à saisir des objets aux formes étranges. Elle se déforme en faisant le vide entre son squelette interne et le revêtement étanche et antidérapant qui l’entoure.« Grâce à une membrane flexible qui agit comme une “peau” recouvrant une structure compressible inspirée de l’origami — d’où son appellation de Magic Ball* — et son connecteur, la pince enveloppe littéralement l’objet », explique Daniela Rus, professeure au MIT. 

En combinant un préhenseur et un robot de tri, l’équipe a ainsi pu tester sa force sur différents objets. Résultat : il peut saisir et soulever des objets atteignant 70 % de son diamètre et pesant quelque 5 livres (environ 2,26 kilos). Les chercheurs ont ainsi réalisé des tests concluants avec des bouteilles de vin pleines et des aliments de forme inégale, comme le brocoli.

L'équipe espère à présent résoudre le problème de l'angle et de l'orientation en ajoutant la vision par ordinateur. « Cela laisserait le préhenseur “voir” sa cible et s’accrocher à des parties spécifiquesd’objets », conclut Daniela Rus.

 
 
*En origami, une boule magique - ou magic ball - est obtenue par pliages successifs d’une feuille de papier. L’effet « magique » se produit lorsqu’elle passe d’une forme sphérique à cylindrique sur une simple pression.
 
Source :https://recyclinginternational.com/research/sorting-system-robot/

 

© Adam Gault / Getty images