14 pays s’engagent pour une pêche durable

bateau de pêche

 

Les gouvernements de 14 pays maritimes, qui contrôlent 40 % des littoraux du monde, se sont engagés le 2 décembre 2020 à mettre fin à la surpêche, à restaurer les populations de poissons en déclin et à stopper le flux de pollution des océans par le plastique au cours des dix prochaines années. Cette initiative mondiale de préservation des océans est la plus ambitieuse à ce jour, car il n’existe aucun traité international protégeant la vie marine. 

Les 14 pays signataires sont : l’Australie, le Canada, le Chili, les Fidji, le Ghana, l’Indonésie, la Jamaïque, le Japon, le Kenya, le Mexique, la Namibie, la Norvège, les Palaos et le Portugal.

Ils ont prévu de mettre fin aux subventions qui contribuent à la surpêche, une demande forte des ONG militant pour la protection des océans. Ils devront aussi veiller à éliminer la pêche illégale, à réduire les prises accessoires et les rejets, et à mettre en œuvre des plans nationaux de pêche fondés sur des avis scientifiques.

Ces États ont également pris l’engagement de gérer de manière durable d’ici à 2025 leurs zones économiques exclusives (ZEE), c’est-à-dire les zones des océans qui relèvent de leur juridiction nationale. La surface de toutes ces ZEE additionnées serait équivalente à celle de l’Afrique. Et enfin, de protéger 30 % des océans d’ici à 2030, en investissant en particulier dans les infrastructures d’assainissement des eaux usées et de traitement des déchets dans les pays en développement, et en décarbonant le transport maritime. 

Des océans mieux gérés fournissent plus de nourriture

D’après des travaux de recherche publiés en août 2018 dans le journal scientifique ScienceAdvances, la gestion durable des océans pourrait fournir six fois plus de nourriture qu’aujourd’hui, où de nombreuses espèces sont pêchées jusqu’à la limite du renouvellement de leurs stocks, parfois au-delà. 

Des économistes ont calculé que pour chaque dollar investi dans une gestion durable, le retour sur investissement en termes de bénéfices économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires était de l’ordre de 5 dollars. La gestion durable pourrait créer 12 millions de nouveaux emplois.
Les pays signataires souhaitent convaincre d’autres États de les rejoindre, afin d’aboutir à un plan mondial pour un océan durable. Un tel plan pourrait aussi avoir une influence positive sur le climat, en améliorant la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone.

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