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13 décembre 2018

Un plan d’action pour mieux protéger la forêt en Tanzanie

Les autorités tanzaniennes et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO) viennent de signer un programme commun de lutte contre la déforestation. À terme, il devrait faire évoluer les pratiques agricoles et de chauffage au bénéfice de l’environnement, de la biodiversité et du climat.

La FAO donne son feu vert au lancement d’un vaste programme de restauration des forêts dans la région de Morogoro, située au centre-est de la Tanzanie. Il sera financé grâce à l’instrument de l’organisation onusienne, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM*). 

 

La FAO et les ministères tanzaniens des Ressources naturelles et du Tourisme, de l’Élevage et de la Pêche superviseront le bon déploiement du projet. Ce programme s’inscrit dans le cadre du 7eplan quadriennal du FEM-7 pour la période 2019-2022**.

 

L’objectif est de mettre un terme aux pratiques agricoles (pêche et élevage intensifs) et domestiques (usage du bois pour le chauffage et du charbon de bois pour la cuisson des aliments) impactant fortement les savanes boisées du Miombo : cettee vaste écorégion forestière de 48 millions d’hectares couvre une grande partie de l’Afrique centrale et australe.

 

« La dégradation de ces forêts risque de transformer notre pays en un désert si nous n’agissons pas rapidement. La déforestation dans les régions de Shinyanga, Mwanza et Geita entraîne déjà la réduction des pluies dans la région des Grands lacs », constate le directeur adjoint de l’Office des forêts tanzanien (Tanzania Forest Services, TFS), Mr Zawadi Mbwambo. 

 

 

 

* La FAO est l’organisme d’exécution du Fonds mondial pour l’environnement (Global Environment Facility, GEF en anglais). À travers un système de dons, cet instrument international de cofinancement permet aux pays d’investir dans des projets d’agriculture-environnement, afin de lutter contre le dérèglement climatique mais aussi la dégradation des terres et de la biodiversité.

 

** Le 25 avril 2018, 30 pays ont décidé d’apporter une contribution de 4,1 milliards de dollars US pour l’ensemble des projets internationaux des quatre prochaines années, marquant le début du 7eplan quadriennal du FEM.

 

© Sayyid Abdul Azim - AP- SIPA