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20 juillet 2016

Perturbateurs endocriniens : les preuves de « l’effet cocktail »

Des chercheurs du Centre de biochimie structurale de Montpellier (France) ont démontré in vivo la dangerosité de combiner certains perturbateurs endocriniens dans l'élaboration d'un même produit.

La réalité néfaste de l’effet cocktail des perturbateurs endocriniens sur la santé ne fait plus débat, mais encore faut-il maintenant identifier les combinaisons qui sont toxiques pour l'homme afin d’élaborer de nouveaux produits industriels inoffensifs.

En septembre 2015, l'équipe scientifique du Centre de biochimie structurale démontrait la réalité de « l’effet cocktail » des perturbateurs endocriniens : la preuve était enfin établie des effets délétères que provoquent ces substances chimiques (présentes dans les pesticides ou certains cosmétiques) lorsqu'elles s'associent à certaines molécules de l'organisme comme les récepteurs hormonaux.

Reste donc maintenant à dresser l'inventaire des combinaisons toxiques possibles, un travail colossal de bio-informatique qui prendra des années. Au centre de Biologie structurale de Montpellier, les chercheurs ont depuis mis au banc d’essai 780 combinaisons possibles entre 40 perturbateurs connus, comme le bisphénol A, et un des 48 récepteurs hormonaux de l’homme, le PXR. À terme, ces travaux orienteront l'élaboration de nouveaux produits de substitution.

Rappelons que le coût sanitaire annuel minimum de l’exposition de la population européenne aux perturbateurs endocriniens est chiffré à 150 Md€, soit de 1,2 à 2 % du PIB de l’Union européenne en hypothèse haute, selon l’OMS.