L’Accélérateur Grand Louvre

Galerie

« Aglaé » ou la technologie de pointe au service exclusif du patrimoine

Ce n’est pas parce que ses pierres ont plus de 9 siècles d’existence et qu’il abrite des œuvres plus que millénaires, que le Louvre n’est pas entré de plain-pied dans le XXIe siècle. Aglaé, l’Accélérateur Grand Louvre d’Analyse Élémentaire, en témoigne. Inauguré en 1989 et devenu en 2017 équipement d’excellence « New Aglaé », l’instrument de pointe unique au monde qui permet d’étudier les œuvres d’art et les antiquités sans les endommager. Cet accélérateur de particules, qui projette des ions à 20 000 kilomètres par seconde sur les œuvres d’art, évoque davantage la science-fiction que la muséologie. Ces ions interagissent avec le matériau, engendrant un rayonnement lumineux qui varie selon le type d’atomes présents. Les chercheurs peuvent ainsi explorer en détail les couches superficielles des objets étudiés, identifiant non seulement leur nature chimique, mais également leur localisation. Statues, peintures et autres œuvres d’art n’ont pas fini de nous livrer leurs secrets…

BIO

C’est grâce à son père que Christophe Petit Tesson se prend de passion pour la photo. Ce hobby se transforme en métier lorsqu’il a 25 ans, après un emploi dans un laboratoire photo parisien. Autodidacte à l’origine, il se forme ensuite au centre Iris pour la photographie. Photographe de presse depuis vingt ans, il se rend régulièrement en Géorgie, Arménie, Turquie, au Kurdistan et en Irak.

Christophe Petit-Tesson Le reportage avant tout

Le Louvre, ses tableaux, ses sculptures, son ambiance de vieilles pierres… et ses appareils d’analyse dernier cri ! C’est ce contraste entre passé et modernité, entre art et technologie, qui a fasciné Christophe Petit Tesson lors de son reportage sur l’Accélérateur Grand Louvre d’Analyse Élémentaire (Aglaé) situé dans les sous-sols du musée. « On passe par des petits couloirs cachés, comme dans un repaire mystérieux, avec une porte dissimulée, et on arrive tout droit au XXIe siècle, dans une salle avec des machines, des tuyaux », se souvient-il.

Au Louvre, il a apprécié de travailler avec chercheurs et techniciens. Certains étudient des statuettes romaines. L’examen est si poussé qu’il permet de savoir de quelles carrières les pierres proviennent. Dans d’autres laboratoires, des tableaux sont analysés à l’aide d’une lumière bleue rasante permettant de découvrir si la peinture en recouvre une autre. Pour retranscrire par ses photos l’ambiance studieuse du lieu, Christophe Petit-Tesson travaille en lumière naturelle, avec parfois l’appui léger d’un simple flash.

« J’aime photographier en mode reportage, sans retravailler la lumière, précise-t-il. Je souhaite être esthétique sans être artistique. Je veux témoigner, rendre le sujet avec ma sensibilité, mais sans le transformer. »

Si le reportage est sa marque de fabrique, les sujets, quant à eux, sont très variés. Parfois scientifiques, comme ce reportage sur Aglaé, ou cet autre qu’il vient de finir sur le projet Sanctuary, qui consiste à envoyer sur la Lune des savoirs et des œuvres gravés sur des disques de saphir. Mais il reste avant tout photographe de presse généraliste, couvrant aussi bien le conflit au Moyen-Orient que le sport ou la politique française.