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29 août 2018

Vers une COP Biodiversité pour éviter l’extinction de masse ?

En 2020, les gouvernements du monde entier se réuniront à Pékin, en Chine*, sous l’égide de l’ONU. Objectif : convenir pour la prochaine décennie d’un nouveau cadre d’action mondiale pour tenter d’enrayer la destruction sans précédent de la biodiversité.

La communauté internationale de la biodiversité fera le bilan 2010-2020 des politiques menées dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et des objectifs dits d’Aichi qu’elle s’était alors fixée. 
Elle devra à cette occasion renouveler les termes de l’accord pour la décennie suivante, en s’inspirant des enseignements de l’Accord de Paris sur le climat pour renforcer les objectifs de conservation et de financement.
 
Pour la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, le Dr Cristiana Paşca Palmer, chargée de définir de nouveaux objectifs avec les gouvernements, la diversité biologique doit être considérée comme « l'infrastructure » qui soutient toute la vie sur la planète. Selon elle, si les 196 parties signataires de la Convention ont adopté la vision de 2050 « Vivre en harmonie avec la nature », cette « route vers 2050 » comporte plusieurs obstacles importants à franchir.
 
Le premier obstacle est notre modèle économique et de développement mondial qui ne tient pas compte du capital naturel et ne considère pas comme fondamentaux les services écosystémiques fournis par la biodiversité. 
Le deuxième est le “court termisme”, là où une vision à long terme fondée sur des données scientifiques solides est vitale. 
Le troisième est le concept dominant de la suprématie de l’Homme sur la nature. Une idée fausse à l'origine de la déconnexion de la nature observée dans la gouvernance environnementale et l'élaboration des politiques. 
 
 
 
 
*En amont de la Convention sur la diversité biologique en 2020 à Pékin, la France accueillera en 2019 les réunions de l’IPBES, le groupe international d’experts sur la biodiversité et, en 2020, le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’UICN.
 

© UN PHOTO / Fred Noy