Claudia Lopez Directrice d'unité de régénération de l'acide sulfurique usagé

Alors qu’elle se présente comme « une mère, une femme, une épouse et une directrice d'usine », Claudia confie sans détour se dédier à 100 % à chacun de ses rôles, sans interférence. Et ce ne sont pas ses 27 collaborateurs – dont 26 hommes ! – qui la démentiront...
Published in the dossier of décembre 2020

Entre El Paso et Claudia, c’est une histoire qui dure. Cette trentenaire énergique en est partie à 18 ans pour suivre ses études d’ingénieur chimiste dans l’Indiana. Après 11 années dans l’agroalimentaire, elle y est revenue pour compléter sa formation d’un Executive MBA et y fonder une famille.

Nommée en 2018 directrice de l’unité de régénération de l’acide sulfurique usagé de Borderland, elle y met en pratique ses convictions et son expertise en matière d’économie circulaire. L’usine est adossée à son principal client, Marathon Petroleum, qui utilise l’acide sulfurique comme catalyseur dans le procédé de raffinage de pétrole brut.
Veolia récupère les gaz acides de la raffinerie et en extrait celui sulfuré pour le lui revendre. Une façon pour le client de réduire à la fois son empreinte environnementale et ses coûts.

« Sur les 450 tonnes d’acide traitées par mois, 230 retournent chez Marathon Petroleum. L’excédent part dans notre écosystème d’industriels sur le territoire », explique Claudia.

À la tête d’une unité qui fonctionne 24h/24 et 365 jours par an – « si nous voulons fermer, nous devons prévenir la raffinerie 6 mois à l’avance ! » –, Claudia vise l’excellence pour sa production. Sa règle d’or : respecter scrupuleusement les mesures de sécurité inhérentes au traitement d’un déchet considéré comme hautement toxique, sans oublier la recherche constante de réduction des émissions de dioxyde de soufre, actuellement inférieures aux standards industriels. Un sacré challenge dans cette usine « de poche », dépourvue de fenêtres, où la moindre opération de maintenance se transforme en casse-tête en termes d’organisation.

Rien d’étonnant donc à ce que la fiabilité des installations, qui doit contractuellement atteindre 98 %, soit la priorité n°1 de Claudia pour 2021. En effet, en cas d’arrêt longue durée des lignes de production de la raffinerie, l’impact sur l’étanchéité des installations avec les risques de fuite d’acide est réel.

« Nos opérations sont étroitement liées à celles de la raffinerie et en cas d’arrêt soudain et prolongé, cela coûterait des millions de dollars de pénalités contractuelles ! », confie-t-elle.

D’où l’importance de la connexion privilégiée tissée avec le directeur de la raffinerie :

« C’est comme une équipe dans l’équipe. Nous partageons nos stratégies, nos feuilles de route et les ambitions d’innovation du secteur pétrolier. » Un management rapproché qui a grandement facilité les échanges et la prise de décision lorsque la crise de la Covid-19 s’est déclarée.

 

« Ici, le moindre problème est potentiellement grave et il est important d’affronter collectivement l’environnement dangereux dans lequel nous travaillons », conclut Claudia.

 


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