Compost

Les composts, bons pour les sols

La matière organique (nutriments et humus) est un élément essentiel pour la fertilité des sols. Elle contribue à leur équilibre et leur maintien dans la durée. Une fertilisation 100% minérale nourrit les plantes à l’année mais laisse le sol s’appauvrir progressivement. À l’inverse, la fertilisation organique nourrit les sols, qui nourrissent les plantes dans la durée.

D’après GisSol*, la dégradation des sols touche, rien qu’en Europe, 33 millions d’hectares, soit 4% des terres arables. L’érosion et l’appauvrissement de la matière organique des sols de la planète sont en partie dus à certaines pratiques agricoles – labours répétés et usages intensifs des fertilisants minéraux de synthèse –, ce qui explique ce constat.

Aussi l’apport régulier de composts sur un sol épuisé, associé aux pratiques culturales agro-écologiques, est-il devenu une alternative crédible à leur restauration. Il limite aussi l’usage des fertilisants de synthèse, phosphore et potasse essentiellement, autant de ressources naturelles à préserver par ailleurs.

Les différents composts urbains fabriqués à partir des produits résiduaires organiques (PRO, voir note papier principal) des citadins se révèlent donc une précieuse contribution. Les villes produisent, chaque année, 1,3 milliard de déchets solides municipaux – un volume de 2,2 milliards est attendu dès 2025 – dont près de la moitié est considérée comme des PRO, selon un rapport de la Banque mondiale en 2016*.

La filière s’organise. Les normes sanitaires et environnementales se mettent en place, autant de facteurs réglementaires qui lui permettront, grâce des plateformes de compostage performantes, de prendre bientôt son véritable essor, au service de la planète.

*Source “Sustainable Financing and Policy Models for Municipal Composting”, 2016, World Bank Group.

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