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22 mai 2019

Déchets radioactifs en Estonie : gestion conforme !

Les experts de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) jugent satisfaisant le programme national estonien de gestion des déchets radioactifs. Un rapport détaillé sera rendu public avant l’été.

C’est au service intégré de l’AIEA, Artemis*, que revient la tâche d’examiner en détail les programmes nationaux en matière de démantèlement d’installations nucléaires et de gestion des déchets radioactifs. 

 

Neuf jours durant, début avril, avec l’aide du ministère de l’Environnement estonien, les experts d’Artemis ont pu vérifier la décontamination en cours d’une ancienne installation nucléaire datant de l’époque soviétique (Paldiski**) et le stockage des déchets radioactifs produits par d’autres établissements. Si l’Estonie ne dispose pas de centrale nucléaire en activité, en revanche elle accumule de faibles quantités de déchets provenant de nombreuses sources radioactives, comme celles issues des secteurs industriel, médical, de l’éducation et de la recherche.

 

« L’Estonie adopte une approche cohérente, efficace et transparente en la matière », constate Cherry Tweed, le responsable de la mission, par ailleurs conseiller scientifique en chef de la gestion des déchets radioactifs du Royaume-Uni. Le rapport de cette visite d’Artemis sera prêt mi-juin et rendu public à la demande des autorités estoniennes.

 

Au terme de leur mission, les experts de l’AIEA suggèrent toutefois quelques points d’amélioration, et notamment une part plus active et responsable des organismes publics dans la gestion de ces déchets ainsi que la mobilisation par le gouvernement de ressources humaines, techniques et financières suffisantes pour le bon déroulement du programme national.

 

« Même si nous produisons peu de déchets radioactifs, il est essentiel pour nous d’obtenir confirmation que nos plans et stratégies de traitement de tels déchets sont adaptés. Les recommandations d’Artemis nous aident à mieux souscrire aux normes internationales de sûreté », résume Meelis Münt, secrétaire général du ministère de l’Environnement. 

 

* Mission composée de quatre experts indépendants (hongrois, portugais, suisse et britannique), ainsi que de trois experts membres de l’AIEA.

**Le site de Paldiski est actuellement géré par l’entreprise publique AS A.L.A.R.A appartenant au ministère des Affaires économiques et des Communications estonien.

 

© Vincent Duterme / Studio Montéclair