TUBA - Bien vivre en ville

Co-création : depuis TUBÀ, les projets se multiplient en France

TUBÀ, lieu de co-création et d’expérimentation urbaine, a ouvert ses portes en décembre 2014 à Lyon. Depuis, d’autres villes françaises se sont lancées dans l’aventure. Le point avec Philippe Lagrange, directeur adjoint délégation France Veolia, qui fut le premier président de la structure.

A ses débuts, TUBÀ comptait seulement quelques partenaires : le Grand Lyon, trois grands groupes industriels dont Veolia, deux PME, deux clusters, une université, un centre de recherche. Les citoyens - testeurs avaient portes ouvertes, contribuant ainsi à l’élaboration de nouveaux services urbains. Depuis, 38 partenaires ont rejoint l’aventure et font tourner la fabrique lyonnaise à plein régime.  

« Près de 150 start-ups sont incubées à ce jour, précise Philippe Lagrange. Nous en avons 4 ou 5 qui sont passées de 3 ou 4 personnes à plus de 60 pour les plus grandes en deux ans. Elles ont trouvé leurs marchés, comme 4Cities. » 

Des lieux d’expérimentation adaptés aux territoires.

Le concept se développe en France à bonne vitesse : Nantes, Toulouse, Boulogne-sur- Mer, Mulhouse s’engagent à construire ces espaces de transformation digitale des territoires.

« Si l’esprit TUBÀ lyonnais reste la référence, chaque territoire développe ses propres atouts », souligne Philippe Lagrange.

Nantes joue la carte de l’économie collaborative avec le lancement d’un lieu dédié prévu début octobre 2016. A Mulhouse, le maire, Jean Rottner, vice-président en charge du numérique pour la région Grand-Est, adapte le futur lieu d’expérimentation en prenant en compte le pôle urbain, Mulhouse, une ville de taille moyenne, et le grand bassin industriel qui lui est associé. À Boulogne-sur-Mer, le projet transite par l’agence de développement économique désirant mettre en place une stratégie d’écologie industrielle mieux adaptée à l’économie maritime.

Vers une territorialisation des projets Veolia

Pour Veolia, l’implication active dans la construction de ces « living labs » est positive pour le développement du Groupe.
Philippe Lagrange présente deux exemples :

« Hubl’O, le centre lyonnais de gestion intelligente de l’eau, de notoriété européenne, est né de ces échanges. Bientôt à Nantes, l’outil « Mosare », au service du patrimoine des infrastructures d’eau de la ville deviendra opérationnel à travers le « TUBÀ » nantais, en cours de construction. Dans le domaine des déchets, des projets dédiés à la logistique des retours (reverse logistics) sont en cours.

« Les projets territoriaux du Groupe ne manquent pas. Ces lieux d’expérimentations sont indispensables pour les faire vivre dans un esprit de coconstruction » conclut Philippe Lagrange.

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