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6 septembre 2017

«30 000 milliards de dollars disponibles pour le climat »

À l’occasion du sommet du G20 qui s’est tenu les 7 et 8 juillet derniers à Hambourg, le président de la Banque mondiale s’est exprimé sur le rôle de l’institution dans la lutte contre le changement climatique.

Dans une interview accordée au quotidien français « Le Monde »*, Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale**, précise la part des financements de l’organisme dédiés à la lutte contre le changement climatique : « Nous en sommes à 21 % pour le moment, mais d’ici à 2020, nous aurons atteint le seuil de 28 %. Nous sommes certains d’y parvenir dans le secteur public et nous avons bon espoir d’y arriver aussi dans le secteur privé. »
 
Il rappelle que « sur la période 2011-2016, la Banque mondiale a investi 63 milliards de dollars dans plus de mille projets contribuant soit à la réduction des gaz à effet de serre soit à l’adaptation au changement climatique. »
 
« Actuellement, 15 % seulement des émissions mondiales sont soumises à une tarification carbone, et  pour 80 % d’entre-elles à un prix du carbone inférieur à 10 dollars le tonne de C02. Il faut augmenter le prix du carbone (…). Nous devons être capables d’atteindre un prix entre 40 et 80 dollars la tonne d’ici à 2020, puis entre 50 et 100 dollars en 2030. Nous n’en sommes pas encore à imaginer un prix mondial du carbone, mais à chaque nouveau désastre climatique, l’idée progressera. »
 
* Interview réalisée par Simon Roger publiée sur Lemonde.fr le 8 juillet 2017
 
* Désigné par le président Barack Obama, il a été élu président de la Banque mondiale en 2012. Médecin américain d'origine coréenne, il est le premier président à n'être ni économiste ni diplomate. Interrogé sur le sujet, il a répondu : « la mission de la Banque mondiale est beaucoup trop complexe pour être assumée par une seule discipline ».

© Peter Klaunzer / AP / SIPA