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17 octobre 2018

Entre sécheresse et inondations, Cuba cherche à améliorer sa gestion de l'eau

Face aux conséquences du changement climatique, les autorités cubaines repensent la gestion de l’eau.

« En raison de la hausse des températures, Cuba affronte une perte progressive de la disponibilité et de la qualité de son eau potable. Le changement climatique est réel », déclare à l'agence de presse IPS* Antonio Rodríguez, vice-président de l'Institut national des ressources hydrauliques. Après 38 mois de sécheresse intense, l’île a effectivement connu des épisodes de précipitations bien supérieures à la moyenne. Seul motif de satisfaction : celles-ci ont considérablement rempli les 242 réservoirs contrôlés par l’Agence gouvernementale chargée des ressources en eau.

 
Un programme de modernisation des infrastructures a été mis en place en 2011 dans 12 villes du pays. Mais s’il vise à enrayer la perte annuelle d’environ 1,6 milliard de mètres cubes d’eau à Cuba, il a seulement réussi à réduire les pertes de 58 % à 48 %.
 
C’est pourquoi, depuis 2013, d’importants travaux visant l’amélioration des réseaux d’eau potable ont été engagés. Entre 2015 et 2017, ils ont permis à 1,6 million de personnes supplémentaires d’être approvisionnées en eau. Reste que seuls 11 % des 11,2 millions d’habitants du pays reçoivent de l’eau au robinet 24 h/24. Sur la même période, plus de 227 000 compteurs ont été installés, avec l'objectif d'atteindre une couverture totale à quel horizon ?

© Alejandro Enersto - EFE - SIPA