Return to my selection
6 novembre 2019

Le WWF s’allie à un groupe d’assureurs canadiens pour agir pour le climat

Le WWF-Canada et RSA Canada proposent des solutions basées sur la nature afin d’adapter les villes aux conséquences du dérèglement climatique. En encourageant les initiatives communautaires.

Le partenariat signé entre RSA-Canada, l’une des principales compagnies d’assurance canadiennes, et le WWF-Canada a pour but d’évaluer dans un premier temps les vulnérabilités des villes face aux inondations qui impactent de plus en plus sévèrement le Canada ces dernières années*. Il a ensuite pour objectif de développer des plans d’adaptation fondés principalement sur les services que rend la nature, en restaurant les écosystèmes dégradés et en développant des infrastructures naturelles**.
 
Ainsi, suite aux dégâts occasionnés par une série d’orages exceptionnels sur le bassin versant de la Saint John River (SJR, New Brunswick) — l’équivalent de deux crues centennales tombées en une semaine —, les municipalités riveraines ont amélioré la gestion des crues en restaurant des zones humides et en construisant des zones d’expansion des crues et des bassins de rétention.
 
« Nous sensibilisons déjà nos souscripteurs à mieux se protéger contre les inondations, précise Anthony Black, directeur de la gestion des catastrophes à RSA-Canada. Le dessein de ce partenariat est de s’appuyer sur des initiatives collectives telles que celles déployées par les municipalités de la Saint John River, pour pouvoir les répliquer ailleurs. »
 
Ce partenariat est né de la prise de conscience progressive des Canadiens des effets délétères du dérèglement climatique. Ils cherchent désormais à mieux se protéger, mais un récent sondage*** révèle que près de 47 % d’entre eux ne savent pas comment s’y prendre. Il précise également leur méconnaissance ou leur confusion face à la survenue de ces crues : 93 % pensent ne pas vivre dans une zone à risque ; 27 % hésitent à rendre l’artificialisation des sols responsable de l’intensité des ruissellements ; 19 % sont réticents à établir un lien de cause à effet direct entre des inondations et la présence d’un lac ou de toute masse d’eau conséquente situés à proximité de leur habitation.
 
 
* Inondations au Canada : des milliers d’évacués près de Montréal après la rupture d’une digue. Source le Monde, 28 avril 2019.
**La notion d’infrastructure naturelle ou écologique évoque des structures intégrées dans le paysage ayant une utilité fonctionnelle essentielle (services écosytémiques). Elles sont le produit de processus naturels (réseaux de zone humide, forêts, haies…)
***Sondage en ligne effectué par Maru/Blue sur un panel de 1 726 personnes, du 8 au 26 août 2019.

© Justin Tang / AP / SIPA