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23 juillet 2019

Eaux usées : 4 étapes rapides pour évaluer l’option du reuse

Les options de réutilisation (reuse) et de recyclage des eaux de process dans l’industrie sont devenues plus économiques, plus accessibles et… incontournables. Parmi les facteurs favorables : un climat politique plus ouvert à la réutilisation, la nécessité de restreindre l'utilisation de l'eau douce ou encore l’arrivée de technologies sophistiquées qui rendent possibles le traitement de l'eau et sa réutilisation.

Si les eaux de process représentent aujourd’hui une véritable ressource pour les industriels, les options permettant de justifier économiquement leur réutilisation méritent un examen approfondi. C’est l’analyse que propose Laura Slansky*, ingénieur en santé et environnement dans le secteur de l’énergie, aux États-Unis.
 
Leur évaluation périodique et rigoureuse est en effet d’autant plus judicieuse que les paramètres des eaux de process évoluent constamment : quel reuse est disponible localement ? Quelles exigences requiert ce reuse ? Quelle est la qualité de l’eau en présence ?
 
Un opérateur doit prendre de nombreuses décisions pour affiner le type de reuse à envisager. Et pour ce faire, il faut  d’abord analyser le cycle de vie de l’eau : ressources utilisées, matières traitées, coûts de transport, facteurs humains et déchets produits. Ce processus en quatre étapes constitue une bonne base :
 

  • 1re étape : évaluer la qualité des eaux usées, en fixant leurs caractéristiques physiques et chimiques ou encore leurs volumes, grâce notamment à un plan d'échantillonnage sur le terrain.

  • 2e étape : passer en revue les résultats de la qualité des eaux puis déterminer une série d’options de réutilisation, en commençant par celles impliquant un traitement a minima : irrigation des cultures ou des terrains de golf, arrosage pour la remise en état des terrains…

  • 3e étape, la plus compliquée : déterminer les coûts de la réutilisation, malgré les variations des volumes d’eau usée et de sa composition chimique. Il s’agit donc de commencer par les coûts d'approvisionnement en eau douce, facteur comparatif déterminant d'un plan de réutilisation/recyclage.

  • 4e étape : estimer les incidences réglementaires, environnementales et sociales du reuse. Participation des régulateurs ? Génération d’autres problèmes d’air, d’eau ou de déchets ? Impacts sociaux mesurables du recyclage (bruit, circulation…)… ?

 
Les considérations économiques sont généralement à la base de toute décision de réutilisation. Mais préparer une étude de viabilité de la réutilisation pour anticiper une pénurie de la ressource d'eau douce ou un problème d'élimination (micropolluants…) donnera à l'opérateur une longueur d’avance dans l’adaptation au changement.
 
* https://eponline.com/articles/2019/06/01/four-steps-evaluate-produced-water-reuse-viability.aspx

© Photothèque Veolia