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30 octobre 2018

L’éléphant d’Afrique a une clim’ dans la peau

Les rides apparentes des éléphants d'Afrique sont plus que de simples plis. Selon des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et de l’Institut Suisse de Bioinformatique (SIB)*, elles présentent aussi des crevasses servant à absorber l'eau pour réguler la chaleur corporelle des pachydermes.

L’éléphant d’Afrique est une clim’ naturelle à lui seul. Sa peau est en effet couverte de millions de minuscules crevasses d’autant plusutiles que le pachyderme, dépourvu de glandes sudoripares, ne peut transpirer. 
 
Pour réguler sa chaleur corporelle, il s’asperge donc régulièrement d’eau :lorsque celle-cis'infiltre dans ce réseau de crevasses, elle est stockée 5 à 10 fois plus longtemps que si la peau était lisse, permettantà l'animal de se refroidir durant de longues heures, voire des jours, par évaporation. 
 
Selon des chercheurs de l’UNIGE et du SIB,* ces crevasses sont des fractures dans l’épiderme, profondes d’un millimètre. En analysant la structure des couches de la peau de l’éléphant, ils ont découvert que celle-ci n’est pas lisse comme chez les êtres humains, mais micro-vallonnée. Ce sont les tensions sur ces bosses et creux, provoquées par l’épaississement naturel de la peau avec l’âge, qui provoquent le craquage de l’épiderme. 
 
*António F. Martins, Nigel C. Bennett, Sylvie Clavel, Herman Groenewald, Sean Hensman, Stefan Hoby, Antoine Joris, Paul R. Manger & Michel C. Milinkovitch. Nature Communications volume 9, Article number: 3865 (2018) 

 

© Heinrich Dirk - SIPA