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10 juillet 2018

Les Nations unies soucieuses de limiter leur empreinte écologique

Les programmes conjoints des Nations unies pour l’environnement et pour le développement (PNUE et PNUD) tissent des partenariats avec des professionnels et des ONG locales pour gérer les déchets générés lors d’opérations de maintien de la paix ou de crises humanitaires.

C’est en 2014, lors d’une mission d’évaluation des déchets réalisée à Goma (République démocratique du Congo) à la demande du PNUE, que la prise de conscience s’est faite.  D’après ce rapport, 600 à 800 tonnes de déchets sont produites dans la capitale du Nord-Kivu chaque jour, dont seulement 5 % sont traités. « Un bilan aggravé par les déchets générés par les Casques bleus lors de ces opérations d’intervention, » constate le document onusien, cité dans l’article de l’ONU*.
 
Aussi, dès juillet 2015, un partenariat est conclu avec l’association congolaise Action et Soutien au Développement Intégral (ASDI). L’objectif : collecter les déchets alimentaires par les militaires de la Monusco**, pour nourrir les animaux d’élevage destinés à l’alimentation des populations locales. De même, les déchets plastiques sont désormais valorisés dans le cadre d’un second partenariat.
 
Depuis, selon le rapport Greening the Blue Report 2017***, 20 entités onusiennes dans le monde ont mis en place des programmes de réduction de leur empreinte écologique, dans 75 sites d’intervention. Ces programmes portent aussi bien sur la valorisation des papiers que sur l’installation de bornes fontaines afin de réduire l’emploi des bouteilles en plastique, comme à Bangkok (Thaïlande) ou à Nairobi (Kenya).
 
 
* « Trimming the waste: UN looks to reduce its environmental footprint », UN environment, 29 May 2018.
** Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo.
*** Dernières données disponibles concernant ces programmes de réduction d’empreinte écologique mis en place par l’ONU dans le monde.

© Alexandra Boulat - SIPA