Éric Lesueur, président de 2EI, filiale de Veolia

« Réutiliser les sols libérés est une excellente opportunité de densifier le territoire par une urbanisation intelligente. »
Published in the dossier of décembre 2019

2EI accompagne les porteurs de projets urbains en qualité d’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) pour la définition et la mise en œuvre de la stratégie de développement durable, ou dans les villes en tant que conseil en stratégie territoriale : plan de gestion des risques et des catastrophes, résilience, ou encore intégration d’outils digitaux liés aux nouvelles dynamiques sociales, économiques et environnementales. Son atout : l’apport de méthodes et savoir-faire d’un bureau d’études conseil, nourris par le métier d’opérateur de services à l’environnement du Groupe Veolia, en les adaptant à chaque situation.

Éric Lesueur, président de 2EI, filiale de Veolia

Comment déployez-vous votre stratégie dans des géographies aussi différentes ?

Grâce aux méthodologies rigoureuses que nous adoptons, nous sommes autant capables d’accompagner la ville de Milwaukee dans la conception de sa stratégie de résilience – comme nous l’avons fait en 2018 – que d’être assistant à maîtrise d’ouvrage aux côtés de promoteurs ou aménageurs du Grand Paris.

Notre métier d’AMO, concentré en France, est lié à l’utilisation des sols et à la mutation de l’industrie lourde vers une industrie plus légère. Ces emprises industrielles sur des territoires, essentiellement en proches banlieues de villes, sont sources de réhabilitation urbaine. Avec GRS Valtech et Sede, nous étudions des projets qui réutilisent ces emprises industrielles pour en faire de nouveaux projets urbains.

Comment la réhabilitation des sols contribue-t-elle au développement des villes ?

Réutiliser les sols libérés est une excellente opportunité de densifier le territoire par une urbanisation intelligente. Notamment en évitant l’étalement urbain, avec les problèmes de mise en œuvre de services publics inhérents (transport, énergie…). En corollaire, nous prônons des projets urbains respectueux des enjeux de transition énergétique, d’accès aux mobilités douces, de réutilisation des eaux… Et veillons à ce qu’ils ramènent la nature en ville, voire qu’ils développent l’agriculture urbaine comme le micro-maraîchage et l’aquaponie, et améliorent la qualité de vie, par exemple en travaillant sur les îlots de chaleur.

Comment conciliez-vous les enjeux d’un projet urbain et les multiples intérêts en lice pour créer un territoire résilient ?

Il est vrai qu’il existe toujours une tension entre la volonté d’un élu, traduite par l’aménageur, et l’intérêt économique du promoteur. Pour moi, le principal driver est ce que veulent les habitants et usagers : une démocratie digitale et participative qui fait bouger les projets et leur imprime une orientation durable. Un mouvement de fond s’opère ainsi pour ramener de la qualité, de la traçabilité et de la proximité dans tout ce dont la ville a besoin pour survivre et être vivable. Cela va générer une re-concentration des stratégies d’échanges des villes et de leur territoire. Un gros domaine de travail pour 2EI et un bel enjeu pour le monde !

Pour en savoir plus :

Dépollution des sols : leur donner une seconde vie