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16 janvier 2018

Vers une stratégie de la gestion durable de l’eau en Algérie

A Alger, à l’occasion d’une table ronde organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale sur le thème de la ressource en eau, responsables publics, experts du secteur et universitaires dressent un bilan des initiatives prises pour valoriser cette ressource et celles à prendre afin de mieux l’économiser.

Lors de la table ronde qui s’est tenue  le 20 novembre dernier à l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg), Abdelwahab Smati, directeur de la mobilisation des ressources en eau, a rappelé que le ministère s’attèle actuellement à l’instauration d’une gestion durable de la demande en eau, les ressources nationales disponibles étant limitées.
 
Le responsable public a ainsi dressé une liste des efforts déjà entrepris par le ministère des Ressources en eau : mise en place de nouvelles infrastructures hydriques pour une meilleure offre en eau potable, réhabilitation des réseaux de distribution et des réseaux d’irrigation, réduction des fuites et développement de matériels économiseurs d’eau.
 
Abdelwahab Smati a souligné : « Nous avons fait un saut qualitatif extraordinaire, puisque nous sommes passés de 44 à 76 barrages, bientôt 84 à l’horizon 2019, qui auront une capacité globale d’environ 9 milliards de m3 ». M. Smati précise que 50 % de l’eau potable est produite à partir des eaux souterraines et 15 % à partir du dessalement d’eau de mer.
 
L’enseignant-chercheur Kamel Eddine Bouhidel, de l’Université de Hadj Lakhdar à Batna, a conseillé d’engager de nouveaux efforts afin de mieux économiser la ressource en eau dans les installations industrielles*, à l’heure où le pays s’apprête à développer l’énergie solaire, une filière particulièrement consommatrice d’eau ultra pure.
 
 
 
* Cité en exemple, le complexe industriel d’El Hadjar consomme à lui seul un volume d’eau impressionnant de 2 000 m3 par heure, soit l’équivalent de 48 000 m3 par jour.

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