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12 septembre 2019

Un programme à 300 000 dollars pour améliorer la gestion de l’eau au Pakistan

Les autorités du Pendjab, l’une des quatre provinces du Pakistan, ont décidé de mettre en place une gestion intelligente de l’eau et de l’assainissement pour économiser la ressource. Un premier programme, financé à hauteur de 300 000 $, posera les jalons de ce nouveau modèle. Une urgence pour les autorités, qui veulent assurer durablement le développement économique de cette province, la plus peuplée et la plus riche du pays.

La signature à Lahore le 20 juin d’un accord * entre le Gouvernement provincial du Pendjab et la plateforme de partage des connaissances coréenne (Knowledge Sharing Program, KSP**) permettra à 6 villes de la province — Bahawalpur, Dera Ghazi Khan,  Sahiwal, Sialkot, Sargodha, Rahimyar Khan — de bénéficier à terme d’une gestion intelligente de leurs réseaux d’eau potable et d’assainissement. 

 

Pilotée techniquement par le KSP coréen et financièrement par la Banque de développement asiatique (Asian Development Bank, ADP) — à travers le Programme d’investissement urbain du Pendjab, (Punjab Intermediate Cities Improvement Investment Program, PICIIP) —, la première phase du programme concernera Sargodha, 600 000 habitants, située au nord de la province. Après un audit des réseaux d’eau existants, la mise en place d’outils intelligents de contrôle et de gestion de ces réseaux permettra de mesurer la quantité d’eau débitée et d’en vérifier la qualité. 

 

L’urgence est de mise. D’après le World Wildlife Fund Pakistan, l’approvisionnement en eau pour les usages industriels, commerciaux et domestiques provient majoritairement de nappes souterraines, qui s’épuiseront rapidement si rien n’est fait. 

 

Toujours selon le WWF, la disponibilité annuelle de l’eau par habitant est tombée à moins de 1 000 m3au Pakistan (5 650 m3en 1947). À comparer avec celle de la France, qui en affiche le triple.

 

 

*Plus précisément, la signature d’un aide-mémoire de façon à lister précisément les tâches à réaliser pour atteindre les objectifs. 

Cette plateforme, créée en 2014 par le ministère coréen de l’Économie et des Finances, veut développer le partage des connaissances avec des pays partenaires. Son autre mission est de contribuer à la réalisation des Objectifs du développement (ODD), en aidant plus particulièrement les pays émergents. C’est aujourd’hui l’une des sources de partage des connaissances techniques les plus importantes au monde, avec plus de 76 pays partenaires. Source KSP

 

© Médiathèque Veolia-Christophe majani d'Inguimbert