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28 mai 2019

Gestion de l’eau : une situation de plus en plus critique pour les pays arabes

Selon les prévisions de l’ONU, les ressources en eau par habitant au Proche-Orient et en Afrique du Nord diminueront de 50 % d’ici à 2050. L’organisation appelle d’urgence à améliorer la gouvernance de la gestion de l’eau dans cette région et à la doter d’une politique d’investissements solide.

Dans le cadre des Journées Terres et Eau pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, la ville du Caire (Égypte) a accueilli une conférence organisée par la Ligue des États arabes et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du 31 mars au 4 avril 2019, à laquelle ont participé les ministres en charge de l’agriculture et de l’eau de vingt pays arabes.

 

À cette occasion, le directeur de la FAO José Graziano da Silva s’est inquiété de la situation critique de l’approvisionnement en eau dans la région : en effet,

 les prévisions de l’ONU dessinent un avenir bien aride pour la région du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, dont les ressources en eau par habitant pays  devraient diminuer de moitié d’ici à 2050.

 

Une perspective préoccupante qui doit inciter les leaders des pays arabes de mettre en place une réponse claire et coordonnée, à commencer par la modernisation des techniques d’irrigation dans ces pays où l’agriculture consomme plus de 85 % des ressources en eau disponibles, et où une personne sur trois vivant en zone rurale manque d’eau. 

 

« Aucune autre région n’a été aussi durement touchée par la désertification et la pénurie d’eau que le Proche-Orient et l’Afrique du Nord. Principales raisons : la gestion non durable des sols, leur érosion, les tempêtes de sable et de poussière, ou encore la déforestation », a notamment déclaré José Graziano da Silva.« La pénurie d’eau ne provient pas toujours d’un manque physique de la ressource. Elle résulte également du manque d’investissements (…). Il est incroyable que cette région ne soit pas dotée d’une bonne gouvernance en matière de gestion de l’eau et des sols », a-t-il déploré en prenant pour exemple la maîtrise de techniques telles que celle des inondations séculaires, utilisée par les agriculteurs du delta du Nil pour irriguer leurs terres. 

 

 

© Flavio Lo Scalzo/AGF/SIPA