L’impression 3D alimentaire arrive dans nos cuisines

L’impression 3D alimentaire arrive dans nos cuisines

C’est en Bretagne, première région agroalimentaire française, que se construit la “3D Food Valley”…

À la manoeuvre, le Centre Culinaire Contemporain, un laboratoire dédié à l’alimentation de demain ouvert aux chercheurs, aux cuisiniers et aux gastronomes. Ici, l’impression 3D culinaire prend du relief. Les crêpes en forme de tour Eiffel sont devenues un classique.


L’impression 3D alimentaire

L’impression 3D alimentaire


L’impression 3D alimentaire

L’impression 3D alimentaire


L’impression 3D alimentaire

L’impression 3D alimentaire

« On peut réaliser des objets culinaires en chocolat ou en sucre, précise Freddy Thiburce, co-fondateur du laboratoire. Nos machines – la byFlow et la PancakeBot – fonctionnent avec des poudres, des liquides voire des purées. »

Centre Culinaire Contemporain

Créé à Rennes en 2013 et labellisé par l’État, il est précurseur d’une déclinaison du modèle living lab adapté au secteur alimentaire. Plateforme d’innovation mutualisée, le Centre fédère un consortium d’entreprises de la filière alimentaire et d’acteurs publics autour d’une approche centrée sur les usages, collaborative et d’envergure internationale.

Aujourd’hui, le Centre veut aller plus loin. Avec la Région Bretagne, neuf industriels et trois partenaires académiques, il anime depuis 2016 le programme Manger 4D. En s’appuyant sur la recherche appliquée autour de l’impression 3D alimentaire et sur les nombreuses opportunités d’innovation qu’elle offre, on peut croiser les disciplines et identifier ainsi une infinité de combinaisons : sciences humaines et sociales, chimie des aliments, nouvelles technologies et internet des objets. Un savant cocktail qui ouvre la voie à trois grands chantiers exploratoires. La cuisine personnalisée, pour les personnes âgées ou allergiques, permettrait d’adapter les créations culinaires à des régimes particuliers. La cuisine rapide à la maison, pour les consommateurs désengagés des pratiques culinaires, faciliterait la préparation des repas au quotidien. Enfin, le design culinaire et le prototypage industriel, à destination des industries agroalimentaires.

« Le micro-ondes, le robot multifonctions… Ces appareils étaient vus comme des gadgets et ont été finalement adoptés. Nous sommes convaincus du potentiel d’usages de l’imprimante 3D alimentaire à l’usine, au restaurant ou à la maison. »

> L’impression 3D alimentaire : comment ça marche ?

Le processus repose sur 3 briques :

  • la brique logicielle, avec des fichiers de modélisation 3D qu’on appelle parfois Conception Assistée par ordinateur (CAO) ;
  • la brique matérielle, la machine elle-même, qui peut utiliser différentes techniques d’impression 3D (dépôt de couches successives plus ou moins pâteuses d’un produit alimentaire) ;
  • le matériau utilisé, c’est-à-dire l’aliment pouvant être imprimé.

> Les 3 usages les plus fréquents

  • Cuisine fun, ludique et design : ornement de plats, gâteaux, bonbons… ; écriture dans des polices de caractères spécifiques ; objets aux formes complexes (décors en sucre, chocolat en pâtes, mousses, purées, chewing-gum…).
  • Restauration collective pour les seniors : cuisine et alimentation à textures adaptées, amélioration de la qualité nutritionnelle des repas.
  • Expérimentation par les laboratoires de la NASA et du Massachusetts Institute of Technology : alimentation dans l’espace et en conditions extrêmes.

> L’argument écologique en +

  • L’impression 3D alimentaire offre la possibilité de limiter le gaspillage alimentaire et les déchets.

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Mot clé

Alimentation