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19 septembre 2018

La capitale du Tamil Nadu (Inde) sous la menace d’inondations plus fréquentes et plus violentes

La grande ville côtière de Chennai (ex-Madras), au sud-est de l’Inde, pourrait connaître d’ici à 2050 des épisodes pluvieux d’une fréquence et d’une intensité sans précédent. Une menace qui pourrait entraîner un ruissellement majeur dans l’océan Indien des eaux souterraines polluées de la région.

Lors la conférence sur le changement climatique intitulée « Écologie urbaine et résilience », organisée par le Programme des Nations unies pour les établissements humains et la Fondation AARDE*  le 16 août dernier, le professeurL. Elango, hydrogéologiste au département de géologie de l’Anna University (État du Tamil Nadu), a fait part des résultats d’une étude** menée à l’échelle de la ville de Chennai, la capitale de l’État indien du Tamil Nadu.

 

A Chennai, d’ici à 2050,, les précipitations devraient diminuer, tant en nombre de jours qu’en volume (moins 5%), alors même que la fréquence des inondations, tempêtes violentes et autres  phénomènes météorologiques extrêmes pourraient augmenter. Par ailleurs, lors de fortes pluies, le ruissellement dans l'océan sera d’autant plus important que la capacité de stockage duterrestre (puits, réservoirs, mangrove…) se sera réduite dans le même laps de temps.En effet, la roche très dure sur laquelle la ville est construite ne laisse aucune possibilité de stockage des eaux de pluie additionnelles, précise le professeur Elango. Sauf à doter la ville d’un solide système de réservoirs

 

 

 

L’équipe du professeur Elango étudie différents scénarios pour accroître la résilience de la ville et de l’Etat face aux catastrophes naturelles. Parmi les premières pistes la construction de barrages et la création de zones de percolation dans les plans d'eau ainsi créés. 

 

 

* Art & Architecture Research Development & Education Foundation http://aarde.in/

 

**Assessment of vulnerability of coastal aquifers to climate change by groundwater modelling in Chennai Region.L’étude recense treize années de régime pluviométrique et s’appuie sur des facteurs tels que la vitesse du vent, la température en surface ou encore les courants océaniques.Pour obtenir une échelle fine du changement climatique à Chennai, l’équipe de scientifiques a procédé par réduction à partir d’un modèle global réalisé sur une aire de 25 km2

 

© AP- SIPA