Interview avec Pierre Boissery

Chargé de l’expertise pour la mer et le littoral méditerranéen au sein de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse

D’où vient l’idée de Remora ?

Là où il y a une bonne station d’assainissement, sommes nous capables de retrouver les fonctions écologiques d’avant la pollution ? Nous voulions valider cette hypothèse selon laquelle la qualité de l’eau n’est pas la raison qui empêche le retour de la biodiversité. L’Agence de l’eau a travaillé sur la définition des objectifs et des concepts, puis incité à la création d’un tour de table entre les parties prenantes. Nous avons ensuite défini et financé ensemble les opérations. Ce projet a nécessité d’engager des partenariats différents, de faire travailler de concert le public et le privé – fondation Veolia, Pôle Méditerranée, université de Toulon, Institut océanographique Paul Ricard, Ifremer… – sur un projet innovant.

Quel bilan en tirez-vous ?

La réhabilitation du cap Sicié est d’autant plus exemplaire que la restauration écologique n’a rien d’obligatoire. Cette opération illustre la volonté des partenaires de faire quelque chose de plus pour la nature, qui n’est pas imposé par la réglementation.

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