Interview avec Stéphane Le Foll

fondateur et vice-président de l’initiative 4 pour 1000, ancien ministre français de l’Agriculture (2012-2017), maire de Le Mans et président de Le Mans Métropole

Stéphane Le Foll, fondateur et vice-président de l’initiative 4 pour 1000, ancien ministre français de l’Agriculture (2012-2017), maire de Le Mans et président de Le Mans Métropole

Stéphane Le Foll,  Founder and vice-president of the 4 per 1000 initiative, former French Minister of Agriculture  (2012-2017), Mayor of Le Mans and President  of Le Mans Metropolis

Pourquoi parle-t-on de « 4 pour 1 000 » ?

J’ai lancé le projet dit « w » en mars 2015, sur la base d’une étude de l’INRA. Un formidable message de ce que l’agriculture peut apporter dans certaines conditions de production pour l’atténuation des quantités de gaz contenues dans l’atmosphère.

Où en est l’initiative aujourd’hui ?

Lancée il y a bientôt 4 ans sur une base multi-partenariale, l’initiative 4 pour 1 000 est construite sur deux grands volets : un programme d’actions multi-acteurs, étatiques et non-étatiques, pour une meilleure gestion du carbone des sols ; un programme international de recherche et de coopération scientifique. Elle est aujourd’hui soutenue par plus de 250 organisations (États, établissements de recherche, ONG, universités, fondations, entreprises…) et compte 80 pays signataires*, un conseil scientifique et un consortium. Les acteurs de l’initiative et les ONG poursuivent le travail et sa mise en œuvre à l’échelle planétaire.

Quelle place tient l’agriculture dans la lutte contre le réchauffement climatique ?

À la veille de la COP21, elle se résumait à manger moins de viande et à un vague concept d’une agriculture climato-intelligente. Il fallait donc revoir sa place dans le débat en affirmant que l’agriculture n’est pas un problème mais une solution, à condition de reposer les termes du modèle de développement et de production agricole. L’agriculture doit bien entendu baisser ses émissions de gaz à effet de serre. Mais elle dispose d’un atout que d’autres secteurs n’ont pas. Grâce à la photosynthèse des plantes, elle peut stocker — tout particulièrement dans les sols agricoles — le carbone en excédent dans l’atmosphère.

En savoir plus : 

Stockage du carbone et optimisation des rendements dans la bio : les atouts de la valorisation des biodéchets


* Members and partners of the "4 per 1000" initiative
 

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