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3 janvier 2017

Le « discours de la méthode » appliqué aux politiques urbaines

Dans la dernière édition de la revue Nature Climate Change*, une équipe internationale propose une méthode globale de quantification des émissions de CO2 pour guider les territoires urbains dans leurs choix en matière de politique urbaine.

Urban
© Photothèque Veolia - Christophe Majani

Sous la direction de Felix Creutzig du Mercator Research Institute on Global Commons and Climate Change, basé à Berlin, une dizaine de scientifiques propose de quantifier les émissions de CO2 selon les politiques urbaines choisies. « Si on privilégie généralement une approche sectorielle des transports urbains et du bâti, la pertinence des solutions urbaines considérées dans leur globalité demeure en revanche obscure », précisent les auteurs. Ils proposent d’évaluer les émissions émises par les infrastructures de bâti et de transport en tenant compte de l’espace urbain dans lequel elles se trouvent, selon trois critères de temps : les infrastructures existantes, celles en construction, et les différentes politiques urbaines possibles d’ici à 2050.
 
La méthode propose différents scénarios selon le degré d’implication des politiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique. L’équipe scientifique estime que les infrastructures urbaines représentent aujourd’hui 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) provenant des activités humaines, les bâtiments étant à eux seuls responsables de 70 % de ces émissions.
 
D’après les auteurs, cette méthode permettrait non seulement de guider les acteurs dans leur choix, mais aussi d’en vérifier l’efficacité. À horizon 2050, les émissions évitées pourraient être de l’ordre de 45 à 68 % par rapport à 2010.

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* Revue Nature climate change, Volume 6 n°12 de décembre 2016. Commentaries : « Urban Infrastructure Choices Structure Climate Solutions »