Lulu dans ma rue

Lulu dans ma rue, l’association qui remet de l’humain dans le quotidien

Créée en avril 2015, Lulu dans ma rue a aujourd’hui pignon sur rue. 8 kiosques sont implantés à Paris et d’autres sont d’ores et déjà prévus. À ce jour, près de 300 « Lulus » aux 1 000 talents rendent nombre de petits services partout dans la capitale. La formule séduit, et Veolia soutient ce projet collaboratif depuis ses débuts.

C’est une vague de fond : les services de proximité créateurs d’activité se développent rapidement dans les grandes villes. Les services à la personne, les échanges de matériel emblématiques de l’économie du partage, les repas mijotés par les uns puis consommés par les autres à prix doux pour éviter le gaspillage alimentaire… Tous ces services se multiplient rapidement. L’économie collaborative a été boostée par le numérique : ces offres sont  souvent disponibles par le biais d’une simple application. Les produits et les services développés induisent de nouvelles pratiques managériales et semblent répondre à de nouvelles demandes sociétales. La première d’entre elles : (re)créer du lien social. À Paris, Lulu dans ma rue est caractéristique de ces évolutions : c’est Charles-Édouard Vincent qui a lancé « cette idée un peu folle », en 2014.
 


Lulu dans ma rue

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Lulu dans ma rue

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Lulu dans ma rue

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Lulu dans ma rue

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Veolia et la Mairie de Paris, partenaires historiques

L’aventure a commencé par quelques « slides » de présentation. « À l’époque, le projet était encore si peu avancé que j’étais à la recherche de financement pour démarrer l’étude de faisabilité. Pourtant, la réponse de la fondation Veolia a été oui, dès le départ », se rappelle Charles-Édouard Vincent, le fondateur de Lulu dans ma rue (Lire son interview).

 Autre partenaire de taille, la Mairie de Paris. Rapidement, la Ville soutient l’initiative, convaincue que ce projet social et solidaire contribuera à développer l’économie locale et renforcera le lien social grâce aux kiosques implantés au cœur des quartiers parisiens. Depuis, de nombreux autres partenaires publics et privés ont rejoint l’aventure.

Après une phase d’expérimentation, un premier kiosque Lulu dans ma rue est installé en 2015, en plein cœur historique de Paris, dans le 4ème arrondissement. Le concept est simple : offrir des « petits » services à des tarifs compris entre 5 et 20 euros la demi-heure (bricolage, ménage, petits déménagements, baby-sitting, soutien scolaire, etc.). Les prestations sont assurées par des « Lulus », des micro-entrepreneurs1 en recherche d’une activité ou d’un complément de revenus. Lulu dans ma rue reçoit les demandes des clients, les met en relation  avec les Lulus et les accompagne en fonction de leurs besoins. Pilier physique du concept, le concierge de quartier, salarié de Lulu dans ma rue, fait le lien entre les Lulus, les clients et tous les autres habitants du quartier.

Le numérique au service du lien social

Si l’idée de Lulu dans ma rue séduit aussi largement, c’est parce qu’elle permet de lutter contre l’exclusion, de favoriser la création d’activité à l’échelle locale pour tous2 ou encore de renforcer les liens entre les habitants d’un même quartier.

Charles-Édouard Vincent l’explique très simplement : « La particularité de Lulu dans ma rue, c’est que nous avons décidé de mettre les outils numériques actuels au service d’un projet social qui fait sens pour beaucoup d’habitants des grandes villes. C’est sans doute la plus grande innovation de notre concept. »

Depuis 2015, les Lulus, qu’ils soient anciens chômeurs, étudiants, bénéficiaires du RSA ou jeunes retraités, ont réalisé plus de 40 000 prestations, avec un taux de satisfaction dépassant les 95 %. En quelques mois huit kiosques ont été ouverts, sans oublier la Lulu mobile, « notre flamboyant kiosque tout-terrain », comme se plaît à la décrire le fondateur. Elle permet à Lulu dans ma rue d’être présente chaque semaine sur quatre marchés parisiens. Mais Charlie, comme le surnomment les Lulus et ses équipes, ne veut pas s’emballer. Pour lui, l’enjeu est de garder le cap, c’est-à-dire de garantir de l’activité à tous les Lulus, « pour que 2016 et 2017, ces années incroyables, ne soient qu’un début », conclut-il.

1. Le statut juridique de micro-entrepreneur assure la traçabilité et la déclaration de l’ensemble des prestations fournies par les Lulus.
2. En 2016, l’association a réalisé 500 000 euros de chiffre d’affaires.

 

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