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14 juin 2018

La marine marchande plus écologique d’ici 2050

Représentant plus de 2 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, le transport maritime s’engage à les réduire d'au moins 50 % d'ici à 2050. Cette décision de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) donne le coup d’envoi à une course aux nouvelles technologies pour faire des 50 000 navires de la flotte mondiale des modèles d’écologie.

Dans son rapport sorti en mai*, le Forum international des transports (ITF)** constate que l'industrie maritime pourrait atteindre jusqu'à 95 % de décarbonation dès 2035 grâce au « déploiement maximal des technologies actuellement connues ».
 
Parmi les leviers, des solutions low-tech, faciles à réaliser et à fort potentiel. À elle seule, la conception de navires plus fins permettrait de réduire la consommation de carburant — et donc les émissions de CO2 — de 10 à 15 % à vitesse lente et jusqu'à 25 % à grande vitesse.
 
Conceptions optimisées et recours à des carburants moins polluants : des navires d’un nouveau type sillonneront les océans 

  • des cargos entraînés par une phalange de voiles rigides et de panneaux solaires ;

  • des navires porte-conteneurs de 350 mètres de long utilisant le GNL (gaz naturel liquéfié) pour produire l’hydrogène nécessaire au fonctionnement des piles à combustible ;

  • des cargos légers « zéro carbone » fonctionnant à l'électricité : la moitié provenant directement des énergies éolienne, solaire et houlomotrice, l'autre moitié de la conversion d'une partie de cette énergie en hydrogène pour alimenter les piles à combustible.

sans oublier les bateaux à propulsion vélique : le premier navire de croisière alimenté par GNL, le Viking Grace, dispose depuis avril de la première “voile de rotor” pour capter l'énergie du vent.
 
 

*Étude “Decarbonising Maritime Transport”, https://www.itf-oecd.org/decarbonising-maritime-transport

**IFT : groupe de réflexion de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

© Glowimages