Vullierme

Martine Vullierme

Une solution au stress hydrique

Martine Vullierme, Directrice adjointe de la zone Afrique/Moyen-Orient de Veolia, en charge des Opérations

Martine Vullierme

« Veolia est partie prenante de ce projet à Windhoek depuis 2003 ; à l’époque, une technologie de pointe à « barrières multiples » a été mise en place. De nombreux filtres physiques ainsi que des traitements bactériens et chimiques garantissent la conformité de l’eau potable aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé. L’eau est donc très propre. Il existe peu d’usines comme celle-ci : Goreangab est à la fois la plus ancienne et la plus importante au monde. La solution habituelle consiste à traiter les eaux usées dans des stations d’épuration avant de les rejeter dans le milieu naturel (les rivières ou la mer). Or, l’eau des rivières est souvent extraite et nettoyée pour être utilisée comme eau potable. À Windhoek, le procédé permet un traitement de l’eau plus direct. D’autres régions du monde se sont opposées au recyclage des eaux usées, malgré les pénuries, essentiellement pour des raisons culturelles ou à cause de freins psychologiques.
En Australie, par exemple, une usine de ce type a été proposée à la suite d’une sécheresse mais n’a jamais vu le jour en raison de l’opposition de la population locale… et du retour de la pluie. De nombreuses villes subissent pourtant un stress hydrique ; il s’agit là d’une excellente source d’eau potable. Nous devons nous habituer à cette idée car l’eau est une ressource précieuse.
Les habitants de Windhoek l’ont bien compris, c’est la raison pour laquelle la ville envisage de construire une usine supplémentaire permettant le traitement et la conversion de quantités toujours plus grandes d’eaux usées en une eau potable, propre et sûre. »

Retrouvez l'intégralité des contenus du dossier du mois

Pour aller plus loin