Nick Morgan

Nick Morgan Directeur de Veolia Field Services, Royaume-Uni, et de Sarpi, Suisse

Naviguant entre le Royaume-Uni et la Suisse, Nick Morgan supervise le transport transfrontalier de déchets dangereux, partout dans le monde.

Nick Morgan est, en quelque sorte, un aventurier du déchet dangereux. Une sorte de super-démineur-dépollueur. Les explosifs, les sols pollués au napalm, les déchets toxiques, les pollutions chimiques… c’est pour lui. Ce qui le motive, c’est le défi – renouvelé à chaque mission – de transformer une zone à haut risque en un espace sain, où la nature peut reprendre ses droits, sans danger.

Directeur depuis janvier 2019 des activités de Veolia Field Services au Royaume-Uni et de Sarpi en Suisse, il supervise le transport transfrontalier de déchets dangereux, partout dans le monde. Passionné par le traitement des déchets chimiques depuis 25 ans, il a rejoint Veolia en 2005, après avoir étudié la biochimie et le management environnemental. En intégrant Sarpi en 2012, il a acquis une expérience unique sur le terrain dans le domaine très particulier du conditionnement, du transport transfrontalier, et du traitement des déchets industriels dangereux à l’international.

Après avoir sillonné les cinq continents pendant plusieurs années, il partage désormais son temps entre la Suisse et le Royaume-Uni, d’où il supervise le transport de déchets dangereux partout dans le monde, et leur acheminement sécurisé jusqu’en Europe pour différents types de traitements : régénération des charbons actifs, décontamination des déchets chimiques, ou encore traitement des produits – les batteries notamment – contenant du mercure. De l’Argentine à l’Afrique du Sud en passant par le Maroc, ces déchets dangereux sont extraits de leurs pays d’origine et traités grâce au réseau d’usines Sarpi en France, au Royaume-Uni, en Suisse, en Espagne ou en Pologne.

Pour illustrer ce métier singulier pour lequel il se passionne toujours autant, Nick raconte son expérience au Mozambique, où Veolia Field Services collabore avec l’ONU dans le cadre d’un programme environnemental et sanitaire. Il y dirige des équipes qui collectent et conditionnent pour le transport des produits issus de l’industrie agrochimique, comme des stocks de pesticides à l’abandon.

« En acheminant ces déchets dangereux en dehors d’un pays jusqu’à un site de traitement qui dispose des infrastructures adéquates, nous laissons derrière nous un environnement plus sûr, et meilleur, explique Nick. J’ai vraiment été frappé par la beauté du Mozambique. Et savoir que nous pouvons contribuer à la préserver est une grande source de satisfaction et de motivation dans le travail que nous réalisons au quotidien. L’impact de notre activité sur la santé des gens et l’environnement est une vraie fierté. »

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