Oakland EcoBlock Un écoquartier duplicable

Oakland EcoBlock Un écoquartier duplicable

Comment imaginer le quartier du futur à partir d’un pâté de maisons d’un autre âge ?

Là est l’enjeu du programme Oakland EcoBlock. Ou comment transformer 28 foyers californiens dégradés en quartier à haute performance énergétique, grâce à une répartition intelligente des ressources entre ses habitants.

Selon Anthony Nahas, chercheur à l’Université de Berkeley et coordinateur de cet ambitieux projet de rénovation, « le schéma traditionnel de développement urbain américain, fondé sur la consommation de ressources infinies, doit évoluer face aux défis du dérèglement climatique ».

La réflexion, née d’une concertation avec la NASA en 2013, agite les cellules grises d’un collectif d’universitaires, ingénieurs, designers urbains, experts en sciences sociales, juristes, opérateurs privés et ONG. Appuyés par la ville d’Oakland et l’État de Californie, ils expérimentent un modèle de rénovation inédit à l’échelle d’un ensemble résidentiel. Durable et solidaire jusque dans son financement1, Ecoblock est aussi remarquable par son caractère reproductible.
En intégrant la production décentralisée et le stockage local d’énergie solaire, le recyclage des eaux usées, la collecte des eaux pluviales, mais aussi des véhicules électriques partagés et de l’agriculture urbaine, Ecoblock est un modèle autonome et adaptable partout. En Californie, dans les autres États américains et, pourquoi pas, ailleurs dans le monde. Rien qu’à Oakland, 3 500 « blocks » pourraient être réhabilités selon ce processus, dont le chantier-pilote doit démarrer en 2018.
 

1- Sous forme d’investissement « green bond »

Regard constructif

La fondation Veolia accompagne le développement d’EcoBlock avec le bureau de conseil 2EI de Veolia, sollicité pour son expertise en matière de ville durable.

« Rénover un quartier plutôt qu’un logement individuel permet de mutualiser les solutions avec des gains de coût et d’efficacité, approuve Julien Grimaud, chef de projet 2EI. À notre regard d’exploitant sur les services urbains envisagés – notamment en matière de récupération des eaux usées – s’ajoute une réflexion sur la viabilité de ces solutions à l’échelle appropriée. »

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