PathoCERT : comment la technologie va contrôler la qualité de l’eau

PathoCERT : comment la technologie va contrôler la qualité de l’eau

 

En cas d’inondation, l’augmentation rapide du niveau de l’eau n’est pas seulement un défi technique pour les pompiers et les services d’urgence. Elle constitue également un risque sanitaire élevé. 

Les victimes des inondations peuvent être infectées par des bactéries, des virus, des spores, des champignons et une multitude de micro-organismes. Ces agents pathogènes gardent leur capacité d’infection et de reproduction même à basse température.

Pour améliorer leur détection dans l’eau, un consortium de vingt-trois centres de recherche européens et sud-coréens, dont l’Institut Fraunhofer d’ingénierie industrielle, à Stuttgart, a monté PathoCERT (pour Pathogen Contamination Emergency Response Technologies) fin octobre 2020. Ce grand projet de recherche sur trois ans est financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020. 

PathoCERT poursuit plusieurs objectifs : développer des capteurs innovants pour détecter les pathogènes ; avertir les services d’urgence de leur présence ; analyser la qualité de l’eau à l’aide d’images satellites et de drones autonomes capables de prélever des échantillons.

L’idée générale consiste à utiliser l’intelligence artificielle pour recueillir les données qui permettraient de prendre des décisions rapidement en cas de menace sanitaire. 

Détecter les pathogènes en temps réel

Parmi les pistes explorées par les chercheurs, des gants, des smartwatches (montres intelligentes) ou des gilets équipés de capteurs pourraient détecter les pathogènes en temps réel et envoyer des informations indispensables aux services d’urgence.

Dans ses travaux, le consortium privilégie une approche centrée sur les utilisateurs, à partir d’une batterie de questions : De quoi ont-ils besoin ? À quoi ressemblerait une interface utilisateur pour les smartphones, les montres et les textiles intelligents ? Quelles informations doivent être transmises ?

Et pour s’assurer que ces technologies font leurs preuves, le projet implique aussi l’ensemble des participants tout au long de son développement.

Seront pris en compte leurs réactions, avec des entretiens, la collecte de données personnelles, des analyses contextuelles, des parcours cognitifs, des groupes de discussion et des tests d’usage. 

Les technologies PathoCERT seront ensuite testées sur le terrain dans le cadre de cinq études pilotes en Espagne, aux Pays-Bas, à Chypre, en Grèce et en Bulgarie. 

SOURCE : 

« New technologies for managing emergencies », Fraunhofer IAO, 8 décembre 2020 - www.iao.fraunhofer.de/en/press-and-media/latest-news/new-technologies-for-managing-emergencies.html