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14 février 2017

La « neige industrielle » blanchit certaines régions d’Europe

Au début de l’hiver, en France, en Allemagne et en Suisse, des conditions météorologiques très particulières ont favorisé l’apparition d’une neige fine et glissante générée par la pollution de l’air.

Neige

© ALLILI MOURAD / SIPA.jpg

La persistance d’un système météorologique de haute pression atmosphérique (anticyclone) associé à des températures négatives provoque une inversion des températures au sol, ce qui favorise la formation de brouillards persistants et la concentration de particules fines. Les pics de pollution constatés fin 2016 dans certaines métropoles françaises, en font la démonstration.
 
Mais l’inversion thermique qui a sévi ces derniers temps en Europe du Nord a fait apparaître un phénomène plus rare : la formation de flocons neigeux due aux polluants atmosphériques provenant essentiellement du chauffage urbain et des cheminées industrielles. En Suisse, en Allemagne et dans le nord de la France, les citadins ont pu ainsi observer des chutes de neige « industrielle », ainsi nommée par les scientifiques parce qu’elle se forme « à partir des noyaux de condensation qui, par temps froid, atteignent le seuil de la congélation. La vapeur d’eau présente dans l’air se condense sur les particules polluantes et gèle, formant des flocons de neige qui finissent par tomber, » explique la chaîne française de la météo.
 
Quant à la question de savoir si cette neige est dangereuse, Yves Grégoris, directeur interrégional de Météo-France à Strasbourg, interrogé par l’hebdomadaire français l’Express précise « que le fait que les particules de pollution soient ainsi précipitées au sol n’est pas à proprement parler dangereux. Ce serait même plutôt le contraire : il vaut mieux fouler aux pieds la pollution que la respirer. »