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11 avril 2018

Stop aux déchets toxiques en Afrique

Les délégués de la 2ème Conférence des parties* qui a eu lieu à Abidjan (Côte d'Ivoire) début février ont rappelé qu’il est urgent de protéger le continent africain de la pollution causée par les déchets toxiques.

La 2e Conférence des parties de, avait pour thème « Une plateforme pour une Afrique sans pollution ». A cette occasion, Anne Désirée Oulotto, présidente de cette COP et ministre ivoirienne de l’Assainissement, de l’Environnement et du Développement durable, a rappelé que « les pays africains doivent rester fermes face à la transformation du continent en une réserve de déchets dangereux nocifs pour la santé ».
 
Ce message s’adressait aux représentants des 25 pays africains** membres de la Convention. L’urgence est bien réelle : selon Mme Oulotto, 50 millions de tonnes de produits électroniques sont  rejetés illégalement dans le monde.
 
 
 
Des recommandations ont été formulées pour mettre en place :
- des réseaux d’échanges d’information sur les déchets dangereux entre les États membres,
- des mécanismes de contrôle de flux de ces déchets,
- des partenariats public-privé pour la gestion des déchets toxiques produits en Afrique.
 
Autre défi à relever : convaincre les 29 pays africains n’ayant pas encore ratifié la Convention de le faire.
 
 
*La Convention de Bamako a été initiée en 1991, afin d’interdire l’importation de déchets toxiques en Afrique et dans ses eaux territoriales. Elle est entrée en vigueur en 1998 et est à ce jour ratifiée par 25 pays africains. La première Conférence des parties s’est tenue les 24 et 26 juin 2013 à Bamako, au Mali.
 
**Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Tchad, Comores, Congo, Côte d'Ivoire, République Démocratique du Congo, Égypte, Éthiopie, Gabon, Gambie, Libye, Mali, Maurice, Mozambique, Niger, Sénégal, Soudan, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda et Zimbabwe.

 

© Ouedraogo Nyaba - SIPA