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18 mai 2017

Une larve pour dégrader le plastique 

La découverte d’une larve capable de dévorer le plastique offre la perspective de biodégrader l’un des polluants les plus présents sur la planète : le polyéthylène. Explications.

Plastique
© Shutterstock / SIPA

Federica Bertocchini, chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC) et apicultrice amateur, est à l’origine de cette découverte.  
 
Un jour, elle observe des trous dans les sacs en plastique dans lesquels elle avait placé la cire de ruches infectées par un parasite : la larve de la fausse teigne de la cire (galleria mellonella), un papillon très répandu.  Au Royaume-Uni, deux chercheurs ont confirmé ces observations : « Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes, et après douze heures, la masse de plastique du sac avait été considérablement   réduite» expliquent les trois signataires de l’article paru dans la revue américaine Current Biology.
 
Les chercheurs soulignent que cette découverte permettrait d’envisager à terme une méthode naturelle de dégradation du plastique, non chimique et non polluante.
 
L’enjeu est de taille. En moyenne dans le monde, les hommes utilisent 230 sacs plastiques par an, générant 100 000 tonnes de déchets. Pour la majorité d’entre eux, ils se décomposent complètement au bout d’une centaine d’années,  pour les plus résistants, il faut 400 ans !