Garantir 100 % d’air non pollué dans les lieux clos

Si la pollution atmosphérique est classée par l’OMS au 4e rang des facteurs de risques de mortalité dans le monde, elle a longtemps éclipsé la qualité de l’air à l’intérieur des espaces clos. Or, comme un individu y passe en moyenne 80 % de son temps, son exposition aux polluants, parfois plus concentrés qu’en extérieur, y est beaucoup plus importante. Désormais enjeu majeur de santé publique, l’amélioration de la qualité de l’air intérieur est devenue un véritable savoir-faire de Veolia. Son expertise dans le traitement des pollutions difficiles lui confère en effet une longueur d’avance pour redonner à chacun le droit de respirer un air sain.
L'essentiel
Enjeu
Réduire les impacts de la pollution de l’air intérieur sur la santé des personnes.
Objectif
Aider les collectivités et les gestionnaires de bâtiments à garantir un air intérieur de qualité qui respecte la réglementation et les seuils recommandés par l’OMS.
La réponse Veolia
Développer une offre de gestion intégrée complète de la qualité de l’air intérieur, allant de l’audit à l’adaptation des installations, en passant par la sensibilisation et l’engagement des usagers, et assortie d’une obligation de résultat.

En matière de qualité de l’air, le savoir-faire de Veolia existe depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse d’éliminer les odeurs des stations d’épuration, de traiter des fumées et de capter des composés organiques volatils (COV) issus des activités industrielles ou encore de garantir un air propre dans les salles blanches et blocs opératoires des hôpitaux. Autant d’atouts pour investir un marché de la dépollution de l’air intérieur appelé à connaître un fort développement. C’est pourquoi, outre la mobilisation de ses équipes de Recherche & innovation, le Groupe a cofondé, notamment avec le promoteur Icade, l’incubateur AIRLAB. Pilotée par Airparif, association agréée par le ministère de l’Environnement pour surveiller la qualité de l’air en Île-de-France, cette plateforme commune héberge un projet dédié aux micro-capteurs innovants permettant de mesurer et d’agir en continu sur la qualité de l’air intérieur. Ces derniers répondent à plusieurs critères de coût, d’ergonomie, d’exactitude, de capacité de pilotage de la ventilation ou du recyclage de l’air intérieur, de mesure de nombreux paramètres tels que le taux d’hygrométrie, de CO2, de particules fines et de composés organiques volatils.

Polluants quotidiens

« Respirer un air vicié en permanence a un impact sur notre santé, rappelle Frédéric Bouvier, directeur du Pôle de compétences Air de Veolia. Or, dans nos pays, où nous passons plus de 80 % du temps en milieux clos – logements, bureaux, écoles et transports –, nous sommes potentiellement fortement exposés aux nombreux polluants présents dans l’air tout au long de notre vie. » Pour réduire les risques et améliorer la qualité de l’air intérieur, il faut agir sur trois sources de pollution :

  • l’air extérieur, qui s’infiltre dans le bâtiment, dont les fameuses particules ultrafines (PM2,5), les plus dangereuses pour la santé ;
  • les matériaux de construction et le mobilier (moquette, peintures, bois aggloméré…) ;
  • l’activité des occupants des locaux (ménage, bricolage, tabagisme, parfums d’ambiance…).

La France affiche une qualité de l’air intérieur jugée mauvaise dans 60 %​ des logements. Par ailleurs, 3 salles de classe sur 5 ne sont pas équipées d’un dispositif de ventilation et de traitement de l’air. C’est aussi le cas d’1 bureau sur 2 et de 34 % des locaux tertiaires en France. Avec de lourdes conséquences pour la collectivité1, qui doit supporter un coût de quelque 19 milliards d’euros liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur, entre les décès prématurés, la prise en charge des soins, les pertes de productivité au travail… Parmi les publics les plus exposés, les enfants qui construisent leur arbre respiratoire.

Nouvelle offre intégrée

Pour Veolia, garantir un air de qualité est l’engagement d’une nouvelle offre, Air Quality Solutions, lancée en 2019 et proposant trois services complémentaires :

  • le diagnostic et le monitoring en continu de divers polluants, grâce à une sélection des capteurs les plus adaptés parmi les plus sophistiqués du marché (Air Control) ;
  • le traitement de l’air, via l’installation d’équipements dédiés, voire le renforcement de ceux déjà existants dans certains immeubles, et leur pilotage dans la durée (Air Performance) ;
  • l’information et la pédagogie auprès des occupants et des gestionnaires, pour qu’ils adoptent les comportements permettant de réduire la pollution (Air Human).

Une offre adaptée à chaque typologie d’intérieurs, qu’il s’agisse de bureaux, d’établissements scolaires et médicaux, de centres commerciaux, d’hôtels… Et parce que préserver un air de qualité dans les salles de classe est indispensable pour un meilleur apprentissage et une amélioration de la concentration des enfants, Veolia a adapté et transposé aux écoles ses technologies destinées aux blocs opératoires des hôpitaux ou aux salles blanches. L’objectif : neutraliser toutes les sources de pollution, et traiter les flux d’air circulant à l’intérieur des établissements scolaires.

Démonstration à l’école

À la suite de l’étude ELABE réalisée pour Veolia en 2019, qui soulignait notamment la forte préoccupation des parents en matière de qualité de l’air à l’intérieur des établissements accueillant leurs enfants (voir les chiffres clés), Veolia et la mairie du Raincy se sont alliés pour tenir une promesse unique en France : garantir 100 % d’air non pollué dans les salles de classe de la ville. Depuis la rentrée 2019, deux écoles élémentaires et près de 600 élèves profitent de l’opération « Dans mon école, c’est le Bon’Air », grâce au déploiement complet de la nouvelle offre de Veolia (monitoring, traitement et sensibilisation) sous les « traits » de Rob’Air, un robot qui protège la santé des enfants et les aide à être davantage concentrés pour mieux travailler.

« L’objectif du démonstrateur est de démontrer la capacité du Groupe à déployer rapidement des solutions pour garantir un air de qualité, le choix de Veolia étant de se positionner non sur un objectif de moyens, mais sur une garantie de résultats », précise Frédéric Bouvier.

Air Control audite la qualité de l’air grâce à des capteurs qualifiés par Airparif et AIRLAB, installés dans les salles de classe. Air Performance purifie et garantit la qualité dans la durée. Air Human sensibilise adultes et enfants, via des outils pédagogiques comme le robot Rob’Air, pour qu’ils deviennent acteurs de la qualité de l’air qu’ils respirent dans leur école. Parmi les premiers enseignements de cette opération, l’efficacité des installations d’Air Performance est avérée. Elles ont d’ores et déjà ramené la concentration en ppm de CO2 dans les classes sous la barre réglementaire de 1 000 ppm, alors que les mesures affichent en général une concentration de 4 000 à 5 000 ppm dans une salle après quelques heures de cours. Par souci de transparence sur l’évolution positive de la qualité de l’air, Veolia met à la disposition de la mairie un tableau de bord « Qualité de l’air intérieur » qui synthétise les niveaux de pollution de chaque classe, et partage des données avec les enseignants et parents.

Du Raincy au reste du monde

Avec sa nouvelle offre diversifiée, Veolia propose aux multiples acteurs des territoires d’agir localement pour la qualité de l’air intérieur. La solution déployée au Raincy est aujourd’hui mise en place dans des lycées d’Île-de-France ainsi qu’au siège social du Groupe. Veolia accompagne les villes dans le monde entier pour garantir un air sain aux usagers de ces bâtiments : bureaux à Shanghai, hôpitaux en Corée, musée en Italie… Un déploiement international qui fait de Veolia, à ce jour, la seule entreprise sur le marché à proposer des solutions allant de l’audit à la remédiation afin de garantir une qualité de l’air intérieur, en optimisant les consommations énergétiques. 
 

1. Étude exploratoire du coût socio-économique de la pollution de l’air intérieur, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) et Pierre Kopp, professeur d’économie de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), avril 2014.

Chiffres clés

92 % des populations urbaines dans le monde ne respirent pas un air sain. (OMS)
La pollution de l’air pourrait coûter jusqu’à 1 % du PIB mondial en 2060, selon l’OCDE.
La pollution de l’air extérieur aurait engendré 4,2 millions de décès prématurés dans le monde en 2016. Celle de l’air intérieur 3,8 millions de décès. (OMS)
59 % des parents sont inquiets de la qualité de l’air que leurs enfants respirent à l’intérieur des écoles. Une inquiétude nourrie par le manque d’informations :
81 % se déclarent mal informés.

(Étude ELABE réalisée en France métropolitaine en septembre 2019 pour Veolia sur un échantillon représentatif des résidents métropolitains de plus de 18 ans).

 


Varsovie optimise son réseau de chauffage urbain pour mieux respirer

La capitale polonaise subit chaque hiver des épisodes de smog – brume brunâtre épaisse provenant d’un mélange de polluants atmosphériques, constitué surtout de particules fines et de dioxyde de soufre et d’azote – qui la recouvre. Ce nuage est alimenté en partie par les cheminées des habitats individuels, surtout les plus modestes, se chauffant au charbon. Afin de lutter contre ce problème qui devient un enjeu de santé publique, les autorités municipales ont noué un partenariat stratégique en 2017 avec Veolia dans l’objectif d’optimiser la gestion du réseau de chauffage urbain, le plus grand de l’Union européenne, déroulant 1 700 km de tuyaux sur 190 km.
Le programme, appelé Smart District Heating Network, a porté ses fruits dès la première année au cours de laquelle les actions sur la consommation d’électricité, la chaleur fatale et les défaillances du système ont évité l’émission de 22 700 tonnes de CO2. Logiquement, la mairie a convié Veolia à se joindre au programme anti-smog qu’elle a initié en 2018. L’objectif : inciter les résidents à modifier leurs modes de chauffage, majoritairement polluants, en les orientant vers des chaudières au gaz ou une connexion au réseau de chauffage urbain. Ainsi, la résolution impose le retrait des chaudières individuelles périmées, non conformes aux normes, d’ici à fin 2022. Sur la seule année 2019, cette collaboration a permis de raccorder 44 bâtiments au réseau, contribuant à une réduction de 40 % de la pollution des poêles à charbon, de 34 % des émissions d’oxyde de soufre et de 23 % de celles d’oxyde d’azote.