Return to my selection
4 janvier 2018

Un partenariat pour mesurer les pesticides les plus nocifs dans l’air en France

Signé par les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA), l’Agence nationale de sécurité alimentaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le ministère de la Transition écologique, ce partenariat vise à réduire la présence de pesticides dans l’air.

Par le biais d’une convention et d’un accord-cadre, ce partenariat prévoit que les AASQA mettent en œuvre, à partir de 2018, une campagne exploratoire nationale de mesure des pesticides dans l’air durant un an. « Un premier pas vers une réglementation des concentrations de pesticides dans l’air », assure Le Monde.

L’objectif est d’évaluer l’exposition moyenne de la population à cette pollution de fond, de caractériser les éventuelles situations de surexposition et de différencier les types d’expositions (air, eau, alimentation, contact).
 
Dans le cadre de la campagne exploratoire sur le territoire national1, 90 substances prioritaires seront identifiées en fonction de leur présence avérée dans l’air et de leur dangerosité. « Le retour d’expérience de cette campagne permettra potentiellement de définir une stratégie nationale de surveillance, » souligne le communiqué de l’Atmo.
 
A l’heure actuelle, seuls quatre polluants sont réglementés et font l’objet d’une surveillance quotidienne : les particules fines (PM10 et 2,5), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2).
 
Cette nouvelle campagne s’inscrit dans le cadre de l’arrêté du 10 mai 2017 établissant le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques.

Un budget d’1 million d’euros permettra de financer la campagne, en partie grâce à la fiscalité sur les pesticides (Plan Écophyto), l’autre partie étant assurée par les crédits alloués annuellement aux AASQA par le ministère de la Transition écologique et solidaire.
 
1. France métropolitaine et régions d’outre-mer 

© Allili Mourad - SIPA