Quand l’éolien flottant produit de l’hydrogène vert

 

À 15 km au large d’Aberdeen, en Écosse, une éolienne flottante d’une capacité de 2 MW va être déployée dès 2024 par la société américaine Principle Power. Elle aura pour mission de convertir l’énergie éolienne en hydrogène, ce qui en fait la plus importante plateforme de ce type au monde.

L’initiative, soutenue par le gouvernement britannique et l’Europe, vise à dessaler l’eau de mer et à l’utiliser pour produire de l’hydrogène par électrolyse, dans un processus alimenté par l’éolienne offshore qui se trouve sur une plateforme flottante. Ce type d’éolienne, baptisée « Dolphyn » par son concepteur, l’entreprise Principle Power, est composée de flotteurs semi-submersibles à trois colonnes avec turbine excentrée. L’hydrogène produit sera acheminé par pipeline vers la terre ferme. 

Une fois ce prototype mis en service, une autre plateforme, d’une capacité de 10 MW, devrait être déployée en 2027. Des discussions sont en cours avec des investisseurs potentiels, parmi lesquels se trouvent des compagnies pétrolières et gazières, des compagnies énergétiques et des fonds d’investissement.

La ville d’Aberdeen a été choisie pour ce projet en raison de son emplacement, soumis à de forts vents au large de ses côtes, mais aussi pour son implication dans le développement de l’hydrogène. La ville a en effet lancé en 2013 un programme, baptisé H2 Aberdeen, visant à créer des stations de production d’hydrogène dédiées au ravitaillement d’une flotte de véhicules utilisant ce vecteur énergétique comme carburant. Parmi les 62 véhicules composant cette flotte figurent 15 bus à double étage équipés d’une pile à combustible et fabriqués par la société canadienne Ballard Power Systems.

L’hydrogène vert, également appelé hydrogène décarboné, peut être produit de différentes façons. La première est l’électrolyse de l’eau, comme ce qui va être mis en place au large d’Aberdeen. L’énergie nécessaire à cette réaction chimique peut provenir de sources solaires, éoliennes ou même de centrales nucléaires. Une autre méthode est de procéder par vaporeformage des hydrocarbures, technique habituelle de production de l’hydrogène dit « gris » (carboné). Cette technique émet du CO2 mais si l’on capte ce CO2 et qu’on le stocke, on obtient également de l’hydrogène vert.

Source : Recharge 

https://www.rechargenews.com/transition/worlds-largest-floating-wind-farm-to-power-landmark-green-hydrogen-project/2-1-88306

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