D’ici à 2100... Si nous n’agissons pas

D’ici à 2100... Si nous n’agissons pas

Ce qui nous attend à +3°C

Source Giec, rapport spécial, octobre 2018

2100 Thermo

Scénario à +1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, entre 2030 et 2052 Source Giec, 5e rapport, 2015 = scénarios à +2 °C, +4 °C et +5,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, à l’horizon 2100

Les 4 projections pour la planète

Si la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) s’est achevée le 16 décembre 2018 par un accord sur un guide technique – le Paris Rule Book – essentiel pour l’application de l’accord de 2015, les 195 États signataires (plus l’Union européenne) n’ont cependant pas relevé leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Certes, la communauté internationale a définitivement adopté l’objectif de +1,5 °C et dispose désormais d’une méthode pour mesurer, vérifier et rapporter les progrès accomplis par les politiques de réduction des GES. Cependant, les engagements pris par les États à l’heure actuelle conduiraient à un réchauffement de +3,3 °C en 2100. Un réel manque d’ambition politique à la fois en faveur de l’atténuation des émissions et de l’adaptation des pays touchés par le réchauffement climatique.

À UN DEMI-DEGRÉ PRÈS, TOUT CHANGE !

Montée des eaux, fréquence et intensité des vagues de chaleur, violence des ouragans, inondations et canicules meurtrières… Partout dans le monde, les événements extrêmes dus au changement climatique se multiplient. Avec des impacts déjà visibles à +1 °C de réchauffement, le seuil atteint en moyenne dans le monde en 2017 par rapport à l’ère pré-industrielle. Ces événements climatiques affectent la vie de milliards de personnes, notamment les plus vulnérables. Dans la lutte contre le changement climatique, chaque dixième de degré compte. À +1,5 °C de réchauffement, les conséquences sur les populations et les écosystèmes s’alourdissent. À +2 °C, les impacts seraient dramatiques sur notre capacité à nous nourrir, sur notre santé, et pourraient même devenir irréversibles. Au-delà de +3 °C, la situation deviendrait critique : extinction de masse des espèces animales et végétales, insécurité alimentaire aiguë et déplacements massifs de populations.

MESURES D’ATTÉNUATION ET D’ADAPTATION

Le rapport du Giec d’octobre 2018 le souligne : la stabilisation du réchauffement à 1,5 °C – l’un des objectifs de l’accord de Paris – reste possible, au prix de profondes et rapides mutations de nos sociétés. Ces dernières ont ainsi dix ans pour réduire d’environ 45 % leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) d’origine humaine par rapport aux niveaux de 2010 ! Et devront atteindre zéro émission nette d’ici à 2050.

Il est donc temps d’accélérer le rythme de mise en place de deux mesures indispensables : l’atténuation et l’adaptation. La première permet de stabiliser voire réduire les concentrations de GES dans l’atmosphère, par une intervention anthropique. Parmi les solutions développées, le captage et stockage du CO2, la méthanisation ou encore l’efficacité énergétique. La seconde vise l’aptitude d’un système, naturel ou humain, à s’ajuster au changement climatique pour en modérer les éventuelles conséquences ou à gérer les conséquences des incidences qui ne peuvent pas être évitées. Il peut s’agir de restauration des écosystèmes, de gestion de la biodiversité, de gestion durable de l’eau…

LE TEMPS DE L’ACTION

Le Sommet climat organisé par l’ONU à New York, le 23 septembre 2019, sera crucial pour le relèvement des ambitions des États. Tout comme la COP25, en décembre, au Chili, devra entériner ces nouveaux engagements, régler la question du marché mondial du carbone et entamer la mise en oeuvre de l’inventaire mondial des gaz à effet de serre de 2023. Sans attendre, de nombreuses entreprises industrielles comme Veolia, des grandes villes et des associations oeuvrent au quotidien pour maintenir le niveau d’ambition sur le climat. Dans ses activités, Veolia se mobilise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et inventer les solutions qui permettent de les éviter (cf. les sujets traités dans ce numéro). Des solutions d’atténuation fondées sur l’économie circulaire : recyclage et valorisation des déchets, production d’énergies renouvelables, efficacité énergétique et réseaux de chaleur. Des solutions d’adaptation et de résilience : recyclage de l’eau dans les zones en stress hydrique, maîtrise de l’assainissement par temps de pluie…