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7 mars 2019

Les zones côtières déjà engagées dans la bataille climatique

Selon le Global Risk Report 2019 du Forum économique mondial, environ 90 % des zones côtières seront menacées et auront à supporter des dommages pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars par an d’ici à 2100.

Selon le Global Risk Report 2019, de plus en plus d’États et de villes sont déjà confrontés au défi de l'élévation du niveau de la mer. Outre la réduction de leurs émissions carbone, ils disposent de trois stratégies pour agir : mettre en œuvre des projets techniques complexes tels que des digues, des barrières anti-surtension… ; adopter des approches environnementales de récupération des terres et de restauration des mangroves et des zones humides ; privilégier des mesures tenant compte des populations, notamment la conception urbaine et la résilience des bâtiments.

 

Premières victimes, les « villes de delta » des Amériques, de l'Europe et de l'Asie — Dacca, Guangzhou, Hô Chi Minh-Ville, Hong Kong, Manille, Melbourne, Miami, La Nouvelle-Orléans, New York, Rotterdam, Tokyo et Venise. Leur atout : une expertise acquise au fil des siècles. Rotterdam bénéficie ainsi d’un modèle décentralisé combinant les trois stratégies. En Chine, Shanghai fait partie des « villes-éponges », où 80 % des terres urbaines doivent pouvoir « absorber » l’eau en cas d’inondation par exemple (matériaux perméables dans les rues, terre-pleins centraux transformés en jardins pluviaux…).Enfin, les villes américaines, comme La Nouvelle-Orléans, investissent des milliards de dollars en infrastructures : digues, murs anti-inondations… 

 

Le Global Risk Report recommande d’intensifier les efforts d’adaptation au changement climatique sur tous les continents. A minima, gouvernements, entreprises et citoyens doivent éviter d’aggraver la situation en ajustant les lois relatives à l’aménagement du territoire (lois de zonage) : réduire par exemple la construction en zones côtières à risque et en plaines inondables ou bien élaborer des stratégies visant à relocaliser les populations vulnérables. Un défi subsiste cependant : le partage de la charge financière entre et au sein des États et des villes. 

 

 

© Shakil Adil/AP/SIPA