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31 décembre 2019

L’Unesco accompagne la lutte contre le réchauffement climatique pour mieux préserver le Patrimoine mondial de l’Humanité

De nombreux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco sont menacés par le réchauffement climatique. Or, toute mesure d’adaptation ou d’atténuation appropriée doit anticiper et comprendre les impacts sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) de ces sites. Pour y parvenir, l’Unesco a lancé la conception d’un outil méthodologique à l’attention des États parties*.

L’Unesco est en première ligne dans l’exploration des impacts qu’entraîne le changement climatique sur le patrimoine mondial, qu’il soit culturel ou naturel. Et souhaite accroître la capacité des gestionnaires de ces sites classés à y répondre. Parmi les solutions clés, la production d'énergie renouvelable est d'une grande importance. 

 

L’atténuation/adaptation au changement climatique et la promotion des énergies renouvelables peuvent aller de pair, à condition que les projets soient planifiés, évalués et garants de la sauvegarde des valeurs universelles exceptionnelles (VUE) du patrimoine. Mais alors que les initiatives ne cessent d’augmenter, les problèmes de conservation qu’elles génèrent se multiplient, suscitant une attente forte d’un modus operandi international.

 

C’est pourquoi le Centre du patrimoine mondial s’est attelé à la mise au point, en collaboration avec les États parties de la région Europe et Amérique du Nord, d’un outil d'orientation technique. Financé par le Fonds-en-dépôt néerlandais**, il va proposer des méthodes et bonnes pratiques à suivre.

 

Actuellement en phase de développement — 1eraoût 2019 - 31 mars 2021 —, l’outil répond à un triple objectif : aider les États à développer des stratégies nationales d'évaluation des projets en lice, éduquer et sensibiliser davantage le public, et contribuer plus largement à la diffusion des connaissances. Sa cible : un public de plus en plus large, comprenant les parties prenantes au sein des États parties : pouvoirs publics nationaux, régionaux et locaux et gestionnaires de sites. Sans oublier les initiateurs de projets — comme les entreprises, notamment celles du secteur de l'énergie — qu’il va accompagner dans la compréhension des valeurs du patrimoine mondial et des principes de sa protection.

 

* Les États parties sont les pays qui ont ratifié la Convention du patrimoine mondial.Au nombre de 193 (au 31/01/2017), ils acceptent d'identifier et de proposer des biens se trouvant sur leur territoire national et susceptibles d'être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. 

** Le fonds en dépôt néerlandais a été créé en 2001 par le ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sciences des Pays-Bas dans le but de « renforcer la mise en œuvre de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel de 1972 ». Il s’agit de l’un des plus anciens accords de fonds en dépôt à l’Unesco à venir en soutien au patrimoine mondial.

 

Source : https://whc.unesco.org/en/news/2054