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28 septembre 2017

À Cuba, on recycle chic

Pour faire face à la rareté des objets de décoration disponibles dans l’île, nombre de designers cubains travaillent à partir des déchets. Une façon de transformer ce qui est périmé en objet désirable.

Olaff Alejo conçoit d’étranges lampes salées, dont la vertu est de purifier l’air. Mais pour les réaliser il a besoin de matériaux qu’il ne trouve pas en magasin. Il prospecte donc dans les rues de La Havane, à la recherche d’appareils électriques hors d’usage, de morceaux de bois ou de débris métalliques. Réunis et retravaillés, ces éléments disparates redeviennent utiles. Et tendance.
 
À Cuba, les stylistes et vendeurs d’articles ménagers déplorent l’absence de commerces de gros comme de détail. La matière première est rare et la vie reste chère. Aussi, la création est une question de survie et les initiatives fleurissent.
 
Avec un salaire d’État moyen de 30 dollars actuellement, il est intéressant de monter sa propre petite entreprise. Leur nombre a triplé en 6 ans pour atteindre, selon  les données officielles, 500 000 fin 2016. À l’exemple de Caridad Limonta, qui, confectionne des sacs faits main à partir de pantalons et T-shirt usagés.
 
La sexagénaire reconnaît qu’il serait plus simple d’acheter des vêtements, mais elle ne souhaite pas que son pays se mette à l’heure du « fast fashion », comme c’est le cas dans la plupart des pays où le textile bon marché est jeté après usage et devient source de gaspillage.
 
(source agence Reuters)

© Alejandro Ernesto / EFE / SIPA