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13 juin 2019

50 milliards de dollars pour sauver le lac Tchad

L’Organisation des Nations unies (ONU) apporte sa caution pour financer à hauteur de 50 Md$ la revitalisation d’un des plus grands lacs d’Afrique. Entre 1963 et 1998, le lac Tchad a perdu 90 % de sa surface. L’enjeu est crucial pour les 30 millions de personnes dont la survie dépend de la bonne santé de cette immense ressource naturelle.

Le secrétaire des Nations unies, Antonio Guterres, a décidé d’apporter son aide à la levée des fonds nécessaires au transfert des eaux entre les bassins d’Afrique centrale afin de redonner vie au lac. Une décision saluée par le président nigérian Mr Muhammadu Buhair, hôte et coprésident de cette session extraordinaire onusienne.

 

À cette occasion, les experts ont exhumé Transaqua, un mégaprojet imaginé dans les années 1980, qui consiste à remplir l'immense oasis asséchée. L'idée, particulièrement ambitieuse, consiste à creuser un canal de 2 600 km depuis la rivière Oubangui, en République démocratique du Congo, qui traverserait la Centrafrique jusqu'au lac d'eau douce.

 

La mauvaise gestion des eaux du lac et le dérèglement climatique sont en partie responsables de cette situation dramatique. Selon l’ONU, la famine menace désormais les populations riveraines du bassin du lac Tchad, frontalier de quatre pays du centre de l’Afrique : le Nigéria, le Niger, le Cameroun et le Tchad.

 

À l’horizon 2050, prédit Géraud Magrin, professeur de géographie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ce sont quelque 130 millions d’habitants vivront dans le bassin du lac Tchad qu’il faudra satisfaire.

 

 

 

© Julian Simmonds/REX/REX/SIPA