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24 juillet 2018

Le tourisme mondial, important producteur d’émissions de gaz à effet de serre (GES)

Pour la première fois, une étude internationale quantifie l’empreinte carbone* du tourisme mondial, responsable à lui seul de 8 % des émissions de GES.

L’empreinte carbone, pour être correctement évaluée, doit prendre en compte l’ensemble des impacts d’une activité en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Pour la première fois, une étude** a calculé le volume de CO2généré par la chaîne d’approvisionnement du tourisme mondial*** – transports, alimentation et achats, pour ne citer que les principaux postes contributifs. 
 
D’après les auteurs, l’empreinte carbone mondiale du tourisme est passée de 3,9 à 4,5 Gt de CO2entre 2009 et 2013, soit 4 fois plus que les estimations précédentes.
 
Une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre, pour deux raisons principales : le développement du tourisme de luxe d’une part, et le développement du tourisme de masse d’autre part, notamment en Chine et en Inde où les classes moyennes augmentent considérablement.
 
Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme, « l’industrie touristique augmentant plus vite que le commerce international » précisent-ils. De plus, au moins 15 % des activités touristiques émettrices de CO2ne sont pas concernées par l’accord de Paris : les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime**** en sont toujours exemptés.
 
 
*L’empreinte carbone consiste à mesurer le volume de COémis par l’industrie ou les êtres vivants.
** The carbon footprint of global tourism, Manfred Lenzen, Ya-Yen Sun, Futu Faturay, Yuan-Peng Ting, Arne Geschke & Arunima Malik, Nature Climate Change volume 8, pages 522–528 (23 May 2018)
***Le périmètre de l’étude intègre les flux touristiques observés dans 160 pays.
****En dépit de l’engagement pris à Londres en avril dernier par les 170 pays membres de l’Organisation maritime internationale de réduire de 50% leurs émissions de GES d’ici à 2050. Source OMI

 

© Xavier Francolon - SIPA