Return to my selection
2 mai 2019

Le réseau électrique indien à l’épreuve d’un nouveau mix énergétique

La transition vers les énergies renouvelables en Inde est déjà bien engagée. Une dynamique qui risque pourtant d’être stoppée dans son élan si le réseau électrique national ne parvient pas à intégrer ces énergies intermittentes. À moins que les politiques annoncées ne mettent l’accent sur la modernisation et la flexibilité accrue du réseau.

À l'heure actuelle, le pari vers une transition réussie est en passe d’être gagné en Inde : l'éolien et le solaire constituent la source d'approvisionnement en électricité la moins chère du pays, de l’ordre du tiers du coût du charbon.
 
Pour autant, la transition vers les énergies renouvelables risque d’être compromise, selon le dernier rapport de l’Institut indien de l’énergie et des ressources (TERI). Principale raison : l’incapacité du réseau électrique national à concilier intégration des énergies renouvelables, par nature instables, et  distribution quotidienne. C’est pourquoi le pays a lancé un programme de modernisation du réseau dans un grand nombre d’États.
 
En parallèle, les autorités doivent définir d’ici à 2020 une nouvelle politique en matière d’énergies renouvelables — assortie d’une « mission de flexibilité » du système électrique —, afin de fixer rapidement une orientation à plus long terme pour le secteur, au-delà des actuels objectifs à 2022. Lancée en 2015, la précédente feuille de route, fixait la part des énergies renouvelables dans le mix national à 175 GW de capacité installée à fin 2022 (contre environ 62 GW connectés au réseau électrique national en 2018).

© Susannah Ireland-LNP-RE-REX-SIPA