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30 mai 2018

L’urbanisation affecte le régime saisonnier des précipitations de la Foride

Impactées par l’activité humaine, les villes de Floride sont également touchées par des épisodes pluvieux de plus en plus intenses et de plus courte durée. Les zones rurales, moins développées, présentent quant à elles des relevés pluviométriques inchangés. Un constat établi sur les quarante dernières années.

Dans le cadre d’une étude menée par l’Université de Floride, l’espace urbain a été cartographié et classé en fonction d’une échelle de 1 à 4, de la zone la plus rurale à la plus urbanisée.
 
Une corrélation directe entre l’étendue des zones urbaines et la durée de la saison des pluies qui y est enregistrée a pu être établie. Professeur de sciences atmosphériques à l’Université de Floride, Vasu Misra explique que l’expansion urbaine depuis plus de 40 ans a fait diminuer le temps de la saison des pluies de trois heures et demie en moyenne chaque année. Si les zones rurales affichent des taux de pluviométrie similaires à ceux des zones urbaines, ces dernières enregistrent des épisodes pluvieux beaucoup plus concentrés dans le temps.
 
Le lien étroit entre l’étendue de l’espace urbain et ces tendances pluviométriques donne lieu à différentes hypothèses au sein de la communauté scientifique : un processus d’évaporation plus difficile à cause du manque de végétation, des orages plus diffus en raison du tissu urbain, etc. Même si ces pistes restent à affiner, les auteurs de l’étude estiment cependant « qu’elles devront être prises en compte dans les travaux de planification urbaine au cours des prochaines années ».
 
Source : «The potential role of land cover on secular changes of the hydroclimate of Peninsular Florida», Auteurs : Vasubandhu Misra, Akhilesh Mishra, Amit Bhardwaj, Krishnan Viswanthan & Dan Schmutz. Npj Climate and Atmospheric Science, 9 April 2018

©Brad Mc Clenny - AP - SIPA