Veos par Veolia : traiter les déchets médicaux du Maroc

Les professionnels de santé (centres hospitaliers, laboratoires d’analyse, médecins, vétérinaires…) produisent un grand nombre de déchets médicaux et pharmaceutiques de type : gants, masques, blouses, seringues, etc. La crise sanitaire actuelle du Covid-19, nous rappelle encore plus aujourd’hui l’importance de la bonne gestion des déchets médicaux et leurs impacts potentiels sur l’environnement. La réglementation marocaine impose aux producteurs que ces déchets soient triés et traités dans des installations agréées (Ils en sont légalement responsables jusqu’à leur élimination). L’objectif de ce traitement est d’éliminer le risque microbiologique afin de rendre ces déchets inertes et sans danger pour l’environnement. La plupart des producteurs de déchets au Maroc confient cette tâche à des opérateurs spécialisés. Veolia, fort de plus de 50 ans d’expériences dans ce domaine, souhaite mettre à profit son expertise auprès des acteurs du secteur à travers sa filiale marocaine Veos.

Pour encadrer au mieux la gestion de ces déchets, le ministère en charge de l’environnement a annoncé un durcissement de la réglementation, des contrôles et la révision à la hausse des amendes relatives à la gestion des déchets et à leur élimination. Afin de proposer sa solution de traitement des déchets au Maroc, le groupe Veolia s’est associé au marocain SOS NDD, société spécialisée dans la gestion de déchets. Avec Veos, la joint-venture souhaite accompagner les opérateurs du secteur, leur garantir la conformité vis-à-vis de la loi et une traçabilité digitale de la gestion de leurs déchets. Cette activité s’intègre pleinement dans le nouveau plan stratégique de Veolia : Impact 2023.

« L’usine est en cours de construction et l’activité devrait démarrer fin 2020. Nous souhaitons proposer sur le marché une offre adaptée aux besoins spécifiques de nos clients : grands producteurs et professions libérales de santé », annonce Damien de Lariviere, Directeur Général de Veos.

Cette offre comprend des solutions digitales de traçabilité, un espace client dédié et la certification de l’élimination des déchets.
 

1. Production des déchets

• La plupart des actes médicaux induisent la production de déchets médicaux (aiguilles, seringues, compresses, etc.). Le soignant les trie dans des containers adaptés fournis par Veos, identifiés par un tag permettant leur traçabilité jusqu’à élimination.

2. Collecte des déchets

• Les containers sont collectés périodiquement selon un planning prédéterminé.
• Les agents Veos scannent ces containers pour assurer leurs suivis.

3. Acheminement des déchets jusqu'à l'usine

• Les déchets médicaux sont transportés jusqu’au site de traitement par camion homologué.

4. Procédé de traitement

• Arrivés à l’usine, les containers sont déchargés et identifiés avant leur traitement. Les déchets sont ainsi broyés et montés en température, grâce à un procédé par « micro-ondes », ce qui les rend inertes. Leur statut est désormais assimilable à celui des ordures ménagères.
• La technologie de traitement retenue par Veos a l’avantage de ne produire aucune émission.

5. Certificat

• Une notification est envoyée au client l’informant du traitement de ses déchets.
• À la fin du parcours, une attestation d’élimination des déchets est remise au client qui est déchargé de toute responsabilité comme l’exige la loi.

6. Sortie d’usine

• Transformés en résidus secs, les déchets sont totalement banalisés et prêts à être stockés en décharge contrôlée ou à être incinérés pour produire de l’énergie.
• Les containers sont lavés et désinfectés afin d’être prêts pour une nouvelle utilisation.

• Les agents Veos fournissent aux producteurs de déchets des containers, box en carton ou en plastique et/ou boîtes à aiguilles.

• La solution Veos permet aux producteurs de déchets de les suivre tout au long du processus grâce à une application dédiée permettant notamment l’accès à des tableaux de bord personnalisés.


22 000 tonnes de déchets médicaux sont produites chaque année au Maroc.
L’usine Veos pourra traiter jusqu’à 4 000 tonnes (à terme) de DMP (déchets médicaux et pharmaceutiques) par an.


En savoir plus :
Les déchets médicaux dangereux, un traitement spécifique